Softvoyage : On n’a pas tous les jours 20 ans!

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Steve Ringuet et Moïse Lévy

C’est au sommet de la Tour olympique de Montréal, avec en toile de fond les îles du Saint-Laurent, le bouquet de gratte-ciels du centre-ville et le mont Royal, que Softvoyage avait convié 150 membres de l’industrie à célébrer son vingtième anniversaire.

Voici 20 ans, Steve Ringuet, fondateur du système informatique de recherche pour agents de voyages SIREV, et Moïse Lévy, président de la start-up Lévy et Associés, qui concevait des systèmes de gestion d’inventaires pour les principaux voyagistes québécois, fusionnaient leurs activités au sein d’une nouvelle entité. «Entre autres avantages, cette alliance nous a permis de nous donner un nom beaucoup plus sexy que ceux de nos anciennes raisons sociales : celui de Softvoyage», observe Moïse .

Dans les années qui ont suivi, une alliance conclue avec Sabre, puis avec Galileo et Amadeus, propulsait Softvoyage dans les ligues majeures, lui permettant de prendre plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents et lui conférant un statut de fournisseur de systèmes informatiques incontournable sur l’ensemble du marché canadien du voyage.

«En 1999, nous desservions 500 agences de voyages. Aujourd’hui, ils sont 5000 à utiliser nos systèmes, remarque Steve Ringuet. Le nombre de t.o. qui utilisent nos logiciels pour gérer leurs inventaires n’a guère varié, mais cela tient à la consolidation qui a modifié le visage du marché. Il y a beaucoup moins de voyagistes, mais ils sont beaucoup plus gros et traitent un volume de voyageurs infiniment plus important qu’à l’époque. Aujourd’hui, tous les t.o. canadiens travaillent avec nous.»

Un beau cadeau d’anniversaire

Pour les 20 ans de l’entreprise, les dirigeants de Softvoyage se sont offert un beau cadeau d’anniversaire : Pythagoras, un concepteur de systèmes argentin qui, selon Steve Ringuet, «ressemble beaucoup à Softvoyage».

L’entreprise, basée à Buenos Aires, emploie actuellement une quinzaine de personnes, mais les acquéreurs ont de grandes ambitions pour elle. «Nous allons tenter de reproduire sur le marché latino-américain ce que nous avons réussi au Canada : devenir le principal système de réservations et de gestion d’inventaires de grossistes, indique Moïse Lévy. Nos logiciels sont en train d’être traduits en espagnol. Nous avons des projets pour le Mexique et après, nous nous attaquerons aux autres pays latine.»

Package+, Dynamic package, l’application SAX APls, la «brochure électronique», le «Carnet de voyage»… la gamme de produits développé par Softvoyage s’est considérablement étoffée depuis 20 ans et elle continue à évoluer. «Nous nous préparons à lancer un système de communication entre agences et tour-opérateurs basé sur les commentaires des clients, annonce Steve Ringuet. Cela évitera beaucoup de coups de téléphones assortis d’attentes fastidieuses et devrait permettre de faire en sorte que les clients des agents de voyages obtiendront bien le produit désiré à destination.»

Softvoyage emploie actuellement 75 personnes réparties entre ses bureaux de Montréal, Toronto, Laval et Buenos Aires.

Pour accompagner les huitres et les délicieuses bouchées servies au cours de la soirée d’hier, les invités ont eu l’occasion de tester les vins du Domaine de la Côte d’Ardoise, situé près de Dunham dans les Cantons de l’Est. Ce n’était pas un choix innocent : Steve Ringuet est un des copropriétaires du domaine. Verdict du journaliste qui s’y connait (un peu!) en vins : on sait qu’il se vinifie d’excellents vins blancs, au Québec, mais dans ce cas, la qualité du rouge était surprenante (dans le bon sens) pour une cuvée élaborée sous nos climats.