Aéroport de Hong Kong : une manifestation majeure force l’annulation des vols

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Aujourd’hui, l’aéroport de Hong Kong a annoncé l’annulation de tous ses vols de la journée au départ et à l’arrivée en raison de l’ampleur d’une manifestation de plus de 5000 personnes rassemblées à l’aéroport même.

Des milliers de manifestants, pour la plupart vêtus de noir, sont sur place depuis vendredi dans le but d’accueillir et sensibiliser les visiteurs étrangers à leur mouvement, avec chants, slogans et distribution de prospectus expliquant le sens des manifestations, nous rapporte Radio-Canada.

Rappelons que les manifestants protestent contre les violences commises par les policiers et le recul des libertés de la Chine, mais aussi pour obtenir le rejet d’un projet de loi qui aurai autorisé les extraditions. 

Toujours selon le média canadien, il s’agit là d’une décision majeure pour l’aéroport habituellement reconnu pour son efficacité, huitième dans le monde pour l’achalandage avec 74 millions de passagers en 2018. Sauf pour les vols au départ dont l’enregistrement est terminé et les vols à l’arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée.

Les autorités hongkongaises mentionnent qu’en ce moment le trafic vers l’aéroport se fait très dense et que les stationnements sont pleins. On conseille aux citoyens de ne pas venir à l’aéroport.

Et ça s’annonce mal… 

La violence des affrontements entre manifestants et policiers s’est aggravée au cours des dernières semaines à Hong Kong, les policiers se faisant même lancer des bombes lacrymogènes. Selon le gouvernement, on a déjà affaire à des crimes graves et relevant de premiers signes de terrorisme. 

Le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Yang Guang, avait d’ailleurs menacé les rebelles en mentionnant que ceux qui jouent avec le feu périraient par le feu.

« Les manifestants demandent la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement local pro-Pékin, et l’élection d’un successeur au suffrage universel direct, et non sa désignation par Pékin, comme c’est actuellement la règle. Ils exigent également une enquête sur les violences, dont ils accusent la police ainsi que l’abandon définitif d’un projet de loi controversé qui autoriserait des extraditions vers le continent. » précise Radio-Canada.