À moins que le variant Delta vienne tout faire capoter, Ottawa envisage abolir la quarantaine obligatoire à l’hôtel début juillet. En attendant, on apprend que c’est un demi-milliard de $ que les Canadiens ont payé aux hôteliers depuis que cette quarantaine est obligatoire.
C’est ce que nous apprend le journal Le Devoir ce matin, a ajoutant que la surveillance de la quarantaine obligatoire aux frontières du Canada a coûté plus de 33 millions de dollars à Ottawa en contrats privés accordés à des firmes spécialisées en sécurité.
Des millions pour une poignée d’hôtels
L’article soulève aussi que ces millions ont profité à l’industrie hôtelière des régions aéroportuaires de Montréal, de Toronto, de Calgary et de Vancouver.
« Un peu plus de 415 000 citoyens canadiens et étrangers, voyageant pour des raisons essentielles pour la plupart, ont été contraints à cet isolement forcé pour une facture moyenne de 1200 $ par voyageur. Au 6 juin, cela a représenté une source de revenus estimée à plus de 498 millions de dollars pour l’industrie hôtelière » détaille Le Devoir.
Une belle facture non remboursable
Qu’on soit d’accord ou non avec l’imposition de cette quarantaine aux voyageurs, un côté de l’affaire est très frustrant. On le sait, les tarifs de ce séjour forcé sont très élevés, mais l’article pointe également que le caractère « non remboursable » de la réservation, comme le stipule le gouvernement du Canada sur son site Internet, a causé ce qui suit :
« Il est possible pour le voyageur de quitter sa chambre d’hôtel pour poursuivre sa quarantaine chez lui ou à une autre adresse dès qu’il reçoit un résultat négatif à son test d’entrée, ce qui se produit généralement après une nuit à peine. Or, le montant des deux nuits excédentaires reste dans les poches de l’hôtelier. Dans de rares cas, certains ne facturent que la première nuit utilisée, mais cette pratique n’était pas la norme fin mai à Montréal » souligne Le Devoir.
« Plus de 90 % des gens nous quittent après la première nuit, dès qu’ils ont reçu leur résultat, a indiqué au Devoir il y a quelques jours la préposée à la réception d’un hôtel désigné pour ce type de quarantaine autour de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Ceux qui restent les trois nuits après un résultat négatif sont très, très rares. »
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