Croisières Disney : des vacances accommodantes ou contraignantes?

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Photo: Disney Cruise Line

Terminées la spontanéité et l’insouciance des vacances. Voyager aujourd’hui avec la Disney Cruise Line, c’est comme gérer un dossier. Pour les agents de voyage, certes, mais surtout pour les passagers.

C’est ce qui ressort du webinaire présenté jeudi dernier par Cindy Charest, directrice régionale des ventes, Québec et Atlantique, pour The Walt Disney Company, et qui portait sur la nouvelle façon de voyager à bord de la Disney Cruise Line.

Car pour prendre part à une croisière avec la Disney Cruise Line, vos clients devront, non seulement être favorables à une utilisation accrue et nécessaire de la technologie via leur appareil personnel intelligent ou le Web, mais être également doués et patients pour le faire.

Les récalcitrants et ceux qu’on surnomme « les dinosaures de la technologie » devront s’y faire : de nombreux nouveaux procédés ont été mis en place par la compagnie de croisière et la technologie est la pièce maîtresse. S’ils veulent embarquer, ne rien manquer, faire leur place au sein de la communauté de passagers et se faciliter la tâche dans cette nouvelle formule vacances signée Disney, vos clients doivent devenir des technolo-gigueux-voyageurs avertis et user de rigueur et coordination quasi professionnelles.

Et ça commence bien avant d’embarquer à bord.

« Les invités doivent télécharger l’application Navigator de la Disney Cruise Line après avoir réservé leur croisière. Cette application (dont la connectivité et l’usage sont gratuits une fois à bord) jouera dorénavant un rôle clé en aidant les invités (entendons « passagers », NDLR) à se préparer et à mieux profiter de leur croisière » a expliqué d’emblée Cindy Charest.

Par la suite, selon les nouvelles directives de la compagnie, vos clients adultes devront :

-créer un compte auprès de leur partenaire Inspire Diagnostics en prévision des tests Covid et de la vérification de la vaccination

-se connecter au site Web Safe Passage (qui appartient à Inspire Diagnostics), à partir de 33 jours avant la date de départ de la croisière, et remplir les formulaires demandés (pour fournir notamment les infos sur l’assurance voyage)

-répéter deux fois ces deux étapes s’ils participent à deux croisières consécutives (l’une après l’autre)

-remettre, au moins 24 heures avant l’embarquement, tous leurs documents liés à leur état de santé

-activer les services de localisation et les notifications de l’application Navigator

-remplir le formulaire d’enregistrement en ligne

-remplir un questionnaire de santé

-faire des réservations à l’avance (activités, services).

Pour ce dernier point, Madame Charest nous a rassurés que, oui, ces réservations peuvent se faire à bord également… «s’il reste de la disponibilité ».

Non pas qu’il soit spécifié qu’il n’est plus possible de réserver activités et services une fois à bord, comme… dans l’ancien temps, mais le client a-t-il réellement le choix? S’il veut rencontrer des disponibilités pour pouvoir espérer faire les activités de son choix et à l’heure de son choix?

Multiplication des procédures

Certaines de ces mesures avaient déjà été mises en place avant la pandémie (comme les réservations à l’avance des heures de repas), mais on remarque que les procédures de coordination à l’avance se sont multipliées et que, visiblement, l’étau se resserre sur les réfractaires de l’usage à tout vent des technologies.

Autre exemple : les procédures d’urgence ont elles aussi été modifiées – celles concernant les mesures en cas d’incendie et d’évacuation – et il est dorénavant requis que « un passager adulte de chaque cabine doit s’enregistrer à l’aide de l’application Navigator avant de lever l’encre » a expliqué Madame Charest.

Horaire au quart de tour

Vos clients devront aussi accepter de gérer leurs vacances comme un horaire professionnel de travail, soit au quart de tour. Comme c’était déjà le cas avant la pandémie, vos clients devront réserver table et heure du repas à l’avance. Mais dorénavant, ils devront aussi :

-réserver et respecter assidument leur heure d’arrivée au port d’embarquement « car l’arrivée anticipée des passagers ne sera pas autorisée » a précisé Cindy Charest.

Puis :

-s’ils veulent admirer les feux d’artifice de fin de soirée, ils devront se soumettre au soir de présentation qui leur sera attribué (et celui-ci le sera en fonction de leur horaire de repas)

-s’ils veulent débarquer du navire dans les ports d’escale autres que l’île Castaway Cay de Disney (éventuellement donc, car pour l’instant seule Castaway Cay est l’escale approuvée), ils devront avoir réservé une aventure dite portuaire (à Nassau, seuls les passagers entièrement vaccinés pourront débarquer et explorer la destination par eux-mêmes)

-si vos clients veulent débarquer du navire dans les ports d’escale (l’île Castaway Cay et les autres), ils devront rejoindre une file d’attente virtuelle sur l’application Navigator

-s’ils veulent savoir où ils peuvent aller et quand (à bord et à Castaway Cay), ils doivent consulter les files d’attente virtuelles des sites qui font usage de ce système pour mieux gérer les capacités maximales de passagers autorisées.

Le jour du débarquement final :

-pour connaître l’heure de déjeuner assignée, ils devront consulter l’application

-pour connaître leur heure de débarquement, ils devront aussi consulter l’application.

Tout coordonner pour mieux orchestrer

Le hasard n’a plus sa place, la légèreté de l’insouciance non plus, ni ces envies soudaines de dernière minute. Tout doit dorénavant être organisé et prévu à l’avance.

Au nom du zéro contact, de cet objectif d’effriter les foules et de cette nécessité actuelle de réduire les rassemblements, les milliers de passagers à bord de la Disney Cruise Line doivent se plier à une gestion rigoureuse et serrée du temps, de leurs déplacements et leur emploi de ce temps.

Procédures selon la provenance des passagers

Le webinaire a également permis d’apprendre qu’à l’embarquement, les participants à une croisière qui ne sont pas entièrement ou pas vaccinés du tout doivent fournir la preuve qu’ils ont obtenu un résultat négatif à un test PCR de Covid. Et ce test doit avoir été effectué entre cinq jours et 24 heures avant la date de l’embarquement.

Quant aux voyageurs complètement vaccinés, « ils peuvent fournir une preuve de vaccination afin d’être exemptés de certaines exigences (sauf s’ils arrivent de l’extérieur des États-Unis) », dixit Disney Cruise Line.

Les mesures ne sont donc pas les mêmes pour tout le monde : « La Disney Cruise Line suit les règles des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) aux États-Unis » explique Cindy Charest.

Aussi, « les invités complètement vaccinés peuvent fournir une preuve de vaccination au lieu de subir un test de COVID-19 avant la croisière (sauf s’ils arrivent de l’extérieur des États-Unis) », dixit Disney Cruise Line.

« Donc oui, peu importe leur statut vaccinal, tous nos clients canadiens doivent passer le fameux test PCR entre 5 jours et 24 heures avant d’embarquer à bord ET le jour de l’embarquement. Ce deuxième test sera payé par la Disney Cruise Line » a précisé Cindy Charest.

Réservation pour une prochaine croisière

Cindy Charest a profité  de l’attention de l’auditoire pour souligner ceci : « Les invités peuvent aussi faire eux-mêmes une réservation de leur prochaine croisière à partir de l’application Navigator. Je tiens à rassurer les agents que dans cette éventualité, une commission leur sera versée. Pour ce faire, il faudra que la personne associe l’agence à la réservation. »

Reprise du webinaire

Demain mercredi 11 août à 9 h, Cindy Charest présentera une autre diffusion de ce même webinaire. Pour vous inscrire, c’est par ici.