En direct de Polynésie : deux agences livrent leurs impressions et coups de chapeau!

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« Tours Chanteclerc a réussi à offrir un prix incroyable pour cette croisière. À l’automne 2019, soit six mois avant la date initiale de départ de cette croisière sur le Paul Gauguin, j’avais regardé le prix offert par Ponant pour la même croisière mais 10 jours plus tard, et c’était le même montant, mais en euros! »

Conseillère et propriétaire de l’agence Club Voyages Inter-Monde à Rimouski, Annick de Courval est l’une des deux-cents-quarante-quelques Québécois qui participent en ce moment à la croisière anniversaire de Tours Chanteclerc, à bord du M/S Paul Gauguin, en Polynésie française.

Annick accompagne 8 de ses clients et leur certitude d’avoir fait une bonne affaire avec cette croisière-ci. Avant l’arrivée foudroyante de Lady Covid, son groupe comptait 22 participants. Son agence a donc perdu des joueurs sur ce coup-là, bien malgré elle, mais Annick est tout de même hyper satisfaite.

Annick de Courval

« Deux de mes clients à bord se sont offerts une suite à 14 000 $ par personne et ils sont aux anges. Cette croisière me confirme le potentiel du produit et de la destination. »

Ses impressions sur le navire sont à la lumière de son optimisme pour les voyages de cette prestance : très positives. « À bord du Paul Gauguin, tout est impeccable et à proximité. Le personnel du navire est très serviable. Le navire est magnifique, les couleurs sont relaxantes, on dort bien. Et les passagers sont heureux. »

Annick avait pourtant été sceptique : « Chaque année à l’agence, j’organise une soirée consommateur, dans une grande salle, où des grossistes viennent présenter leurs produits. En 2018, Sylvain Ouellet, de Tours Chanteclerc, était présent. Il m’avait demandé de faire une présentation sur cette croisière anniversaire en Polynésie.

« Je lui avais alors répondu « es-tu fou! Ils ne vont jamais acheter une croisière comme ça, c’est beaucoup trop cher! ». Sylvain a insisté : « juste 5 minutes Annick. Une courte vidéo. » J’ai dit ok et pouf! Les réactions positives des gens ont été instantanées! »

-« On se trompe encore souvent alors? Dans notre évaluation de ce qui peut attirer nos clients ou non? »

Monsieur Gauguin…

-« Ce que j’en retiens, c’est que quand les gens ont un rêve, ils sont prêts à beaucoup. Et les croisières font rêver, et la Polynésie aussi. »

-« Donc ça y est, c’est dans la poche maintenant les croisières, par chez vous? »

-« Il y a encore beaucoup de travail à faire auprès des consommateurs. Pour certains, la croisière est encore un mythe. Des gens pensent encore qu’ils vont être malades à bord d’un bateau. Je leur explique qu’il y a des stabilisateurs et tout et tout. Mais il y a encore ce mythe du j’ai-la-tête-par-dessus-bord-et-je-suis-en-train-de-mourir! »

Quant à la destination, c’est la première fois que la Polynésie française rencontre Annick.

« Je n’étais jamais venue en Polynésie. J’avais vu que des cartes postales. Je ne suis pas photographe professionnelle, mais quand je regarde les photos que je prends ici, je suis estomaquée! Je pourrais vendre mes photos à fort prix tellement elles sont belles! Et elles ne sont même pas photoshopées!

« La Polynésie française, c’est la magie de la couleur. Les Polynésiens ont un magnifique territoire, un bijou terrestre. C’est le bonheur pour les amants de nature, plongée, exploration, découverte à l’état pur. C’est pour eux tout ça! Et en plus, les Polynésiens parlent français. »

« Je n’avais jamais vu ça avant… »

« J’étais là, debout au buffet à attendre, et un serveur s’est présenté à moi. Il m’a dit : « allez vous assoir madame, je vais attendre votre assiette à votre place, et je vais aller vous la porter à votre table. » Je n’avais jamais vu ça avant. C’est vraiment merveilleux! »

Hélène Morissette

Avouons que cette expérience à bord, ici, d’Hélène Morissette, conseillère et propriétaire de l’agence Club Voyages Super Soleil de Trois-Rivières, ça vous refait un solide brushing de l’imaginaire au département service!

« J’ai fait de nombreuses croisières dans ma vie, et là, je tombe en amour avec ce type de navire et son équipage… »

Hélène accompagne pour sa part 20 clients à bord. Pour elle également, avant Lady Covid, son taxi pour la Polynésie comptait un plus grand nombre de clients passagers : 34.

« Nous n’avions pas affiché cette croisière dans les journaux de notre secteur. Nous avons simplement contacté nos clients les plus susceptibles d’être intéressés. Ce qui a véritablement attiré leur attention, c’est la Polynésie. Car c’est le rêve! »

Et aussi : « Le Paul Gauguin ne répond pas aux personnes qui veulent faire le party ou des activités comme du go-kart ou du mur d’escalade. C’est pour une clientèle plus calme. Le service est très personnalisé, le personnel est très au-devant de nous et on parle français. J’adore! »

Quant à la Polynésie française en elle-même, le verdict d’Hélène s’en va au département teinture : « Le bleu. Il est partout. Plein de bleus. On ne se lasse pas d’admirer les différents tons de bleu. »

Le département feeling n’est vraiment pas en reste : « durant nos visites sur les îles, ce n’est pas tant la quantité de choses à voir ou à visiter qui étonne et qu’on apprécie; c’est la quantité de choses à apprendre. Nous avons tellement de leçons à tirer du mode de vie des Polynésiens… »

Et les prix, dans tout ça?

Le M/S Paul Gauguin vient avec une facture, et la Polynésie aussi. Mais pendant que les tout-inclus Sud à 799$ s’échangent la calculatrice et adjugent qu’il faut charcuter dans la chair tarifaire, dans le cas qui nous préoccupe, la charcuterie reste plutôt l’affaire du département culinaire.

« Quand on fait un bon travail de comparaison de prix, les gens se rendent compte que la différence de prix n’est pas si énorme, entre la Polynésie et d’autres destinations » explique Hélène Morissette.

« On se rend compte qu’avec un vrai hôtel 5 étoiles dans le Sud, comme Secrets ou Couples, on peut rapidement atteindre une facture de 4 000$ pour une semaine. Je dis à mes clients « multipliez par deux pour un voyage de deux semaines, et c’est à peu près le Paul Gauguin en Polynésie française » », soutient Annick de Courval.

« J’explique aussi ceci à mes clients : avec ce navire, quand vous allez payer votre paiement final, à la fin de votre voyage, vous n’allez pas faire le saut avec une autre facture surprise, ajoute Annick, en rappelant que le M/S Paul Gauguin est en formule tout-compris.

« Il ne faut pas avoir peur de dire au client que ça coûte tant. À preuve : j’ai des clients en suite en ce moment. Et j’ai vendu beaucoup de suites avec majordome » renchérit Hélène.

Destination lointaine + accompagnement = succès

Annick de Courval tient finalement à souligner un fait qu’elle constate : « un voyage qui implique de longs trajets en avion, avec plusieurs transferts, ça ne plait pas à tout le monde. Mais la présence d’un accompagnateur apporte une sécurité. Surtout en ce moment, en cette période d’insécurité. »

Photos : Isabelle Chagnon

Notre journaliste est l’invitée de Tours Chanteclerc.

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Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.