L’industrie demande à Ottawa d’alléger le contrôle aux frontières d’ici le 15 juin

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Aéroport YUL Montréal-Trudeau

Toujours dans le dossier des longs délais d’attente dans les aéroports et aux douanes, des leaders de l’industrie canadienne du voyage demandent à Ottawa d’alléger immédiatement le contrôle aux frontières.

Les dirigeants se sont réunis lors de la Table ronde canadienne du voyage et du tourisme pour demander au gouvernement fédéral de favoriser de manière responsable la relance de l’industrie du voyage et du tourisme, qui est prête à se relever selon eux.

En outre, les leaders, qui regroupent des représentants d’aéroports, de compagnies aériennes, d’hôtels et d’organisations de voyage de partout au pays, demandent au gouvernement de prendre ces mesures au plus tard le 15 juin:

  1. Suppression des mandats de vaccination pour les employés de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
  2. Suppression des contrôles sanitaires supplémentaires et du questionnaire dans ArriveCan de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) aux points de contrôle gouvernementaux.
  3. Relocalisation ou suppression des contrôles aléatoires obligatoires dans les aéroports du Canada.
  4. Établissement de normes claires relatives à la sécurité et au contrôle douanier des passagers qui transitent par les aéroports canadiens.

Les participants à la Table ronde se disent reconnaissants envers le gouvernement fédéral pour ses récentes décisions visant à augmenter le nombre d’agents de contrôle de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Toutefois, ces «solutions à plus long terme» ne sont pas suffisantes selon eux.

«Les effets sur le temps d’attente des voyageurs aux aéroports canadiens prendront plusieurs semaines à se faire sentir», plaident-ils.

«Puisque les Canadiens peuvent désormais assister à des concerts, à des événements sportifs et se rassembler en grand nombre, les voyages ne devraient plus être soumis à des politiques relatives à la COVID-19 qui sont inutiles, ne reposent sur aucune base scientifique et que de nombreux pays dans le monde ont, à juste titre, éliminées», poursuivent-ils.

Pour aider le secteur à se rétablir, les participants à la Table ronde demandent à Ottawa d’éliminer les processus bureaucratiques «qui sont de véritables goulots d’étranglement», et de fluidifier le trafic aux points de contrôle gouvernementaux.

«Le gouvernement doit exiger de ses agences le respect des normes relatives au rendement et au niveau de services établis, disent-ils. Ainsi, les voyageurs qui envisagent d’entrer sur le territoire canadien ou de le quitter sauront à quoi s’attendre.

«La communauté scientifique et médicale appuie largement des options scientifiquement éprouvées de surveillance des variants potentiels de la COVID-19, comme l’analyse des eaux usées des collectivités. Les aéroports canadiens n’ont simplement pas l’infrastructure ou l’espace nécessaires pour effectuer des tests de dépistage de la COVID-19 sur place.

«Les Canadiens sont prêts à voyager à l’étranger, et les voyageurs internationaux sont prêts à venir au Canada. Face à la demande d’un retour des voyages et alors que d’autres économies mondiales rouvrent leurs frontières, il est impératif que les politiques et les ressources frontalières du Canada reflètent la nouvelle réalité.»