L’industrie aérienne canadienne réclame la fin du port obligatoire du masque en avion

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Femme portant un masque dans un aéroport

Alors que de plus en plus de pays qui exigeaient le port du masque en avion, et qui figuraient parmi les plus sévères au monde en matière de COVID, tels que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, laissent tomber cette exigence, les compagnies aériennes canadiennes demandent au gouvernement Trudeau de leur emboîter le pas.

La disparité des consignes entre les pays est un casse-tête pour les voyageurs, mais surtout, un fardeau pour les compagnies aériennes et leurs employés, rapporte La Presse, qui a interrogé Jeff Morrison, président et chef de la direction du Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA).

Le CNLA représente Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation LP et WestJet.

« On n’en parle pas vraiment, mais les équipages qui doivent faire respecter la règle se font de plus en plus harceler par les passagers. Oui, ça arrivait au début de la pandémie, mais c’est encore pire depuis un certain temps », a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse.

Et puisque que les Canadiens sont de plus en plus vaccinés ou attrapé la COVID-19, et que l’aération à bord des aéronefs est sécuritaire, il faut que les masques tombent, plaide-t-il en invitant les ministres fédéraux à prendre le pouls des compagnies aériennes et de leurs employés.

« J’exhorte le ministre [des Transports] Omar Alghabra à échanger avec les équipages qui sont en première ligne et qui doivent faire respecter cette règle. Il y a du stress, de l’anxiété, des employés qui ne veulent plus venir au travail alors qu’on a déjà des défis de pénurie de main-d’œuvre », élabore Jeff Morrison.

Une mesure « peu restrictive » selon le ministre

Au cabinet du ministre Alghabra, on plaide que le maintien de cette obligation suit « les recommandations de la santé publique ».

« Le masque est une mesure sanitaire peu restrictive qui permet de protéger les gens dans un endroit à espace restreint tel qu’un avion. Par contre, comme pour toute mesure, nous les évaluons et les adaptons constamment », a-t-on déclaré dans un courriel en début de semaine.

L’opposition conservatrice à Ottawa réclame depuis des mois que l’on fasse passer cette mesure à la trappe, à l’instar de l’obligation de remplir le formulaire ArriveCAN avant d’entrer au Canada et le dépistage aléatoire de la COVID-19.