
Il y a quelques jours, les industries culturelles, sportives et touristiques de la France ont reçu un message inquiétant : en raison de la mobilisation des forces de l’ordre pour la tenue des JO de 2024, qui se dérouleront à Paris, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu’il sera sans doute nécessaire de reporter, voire d’annuler plusieurs grands événements.
Cette annonce soulève actuellement de vives réactions chez les Français de plusieurs horizons. On s’objecte, on cherche tout de suite des solutions.
Et on panique : « les reports ne sont pas non plus la solution, puisque des gros festivals comme le mien ont déjà des engagements pour 2024 », confiait à France 3 Jérôme Tréhorel, directeur du festival des Vieilles Charrues, en Bretagne, qui a rassemblé près de 300 000 personnes cet été.
« Ce serait incompréhensible d’être sacrifiés au profit des Jeux Olympiques », a ajouté le même homme et dont les propos sont rapportés aussi dans le Nouvel Obs. « Annuler, c’est signer la mort du festival. »
On propose aussi déjà des idées de plans B, dont on se demande vraiment comment ce pourrait être envisageable et faisable :
« À Paris, souligne le Nouvel Obs, où se concentrent la moitié des épreuves sportives, le préfet Laurent Nuñez a demandé à plusieurs producteurs de ces grands événements culturels de « planifier vos événements sur les quatre premiers mois de 2024 de manière que nous puissions vous accompagner comme nous le faisons chaque année avec rigueur et efficacité ».
Pas seulement à Paris
La panique ne s’installe pas seulement à Paris. La Côte d’Azur aussi s’inquiète :
« On s’est à peine remis des années Covid et là, encore une fois, on est considérés comme non-prioritaires« , s’indigne Benoît Geli, organisateur du festival des Plages électroniques qui se tient tous les ans, début août, à Cannes. »
Pas seulement les JO
Non loin de Paris, la Normandie aussi aura un événement de taille à souligner en 2024 : le 80ème anniversaire du Débarquement.
Il ne souffle pas un vent d’inquiétude de report ou d’annulation pour ce grand rendez-vous de l’Histoire, mais celui-ci s’ajoute aux JO au chapitre des événements qui auront besoin de policiers pour assurer la sécurité du public.
Pas seulement un problème de date
Les discussions du moment attirent également les regards sur un risque très néfaste de concurrence :
« Un problème risque aussi de se poser si la vingtaine de festivals de la région Sud doit être reprogrammée au même moment, souligne France 3. « Sur un territoire, chaque festival a pris son week-end. En réduisant la période, forcément plusieurs vont se retrouver en concurrence sur le même week-end« , explique Benoît Geli. « Il va y avoir un embouteillage monstre« , confirme Frédéric Landini. »
À suivre.




