La mairesse de Longueuil s’oppose «fortement» aux vols internationaux à Saint-Hubert

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Aéroport de Saint-Hubert (Photo d’archives, via FM 103,3)

La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a pris position dans le dossier d’Aéroport Montréal Saint-Hubert en se déclarant «fortement défavorable» à l’accueil de vols internationaux.

Selon Le Devoir, la mairesse veut plutôt faire de ce territoire un pôle en aéronautique d’envergure internationale pour faire de la recherche et du développement de technologies moins polluantes.

«On ne croit pas que [l’avenir de l’aéroport] se fasse en passant par le projet de développement de vols internationaux à bas prix avec de vieux avions. Ce n’est pas une vision à laquelle on souscrit», a tranché la mairesse Catherine Fournier lors d’un entretien avec Le Devoir à l’hôtel de ville de Longueuil.

Sa position, elle le sait, sera perçue comme «une rupture» avec celles des administrations précédentes. Celles-ci appuyaient le désir de Développement aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L), un organisme à but non lucratif propriétaire de l’aéroport, d’étendre ses activités en accueillant des vols internationaux.

Une volonté confirmée au printemps 2021 par DASH-L, qui a présenté les grands axes d’un plan de développement qui, outre les vols régionaux et nationaux, travaillaient sur une offre de vols internationaux, particulièrement vers les destinations soleil. L’objectif était d’assurer ces liaisons grâce à la venue de compagnies aériennes à bas coût. Ni le plan de développement ni les études sur lesquelles il s’appuyait n’ont été rendus publics.

Dans un communiqué publié vendredi, à la suite du dépôt du rapport sur le plan de développement de l’aéroport Montréal Saint-Hubert par l’Office de participation publique de Longueuil (OPPL), la mairesse a déclaré qu’elle s’engage formellement à «respecter et à travailler à mettre en œuvre les recommandations qui en découlent, en plus de définir une vision d’ensemble pour un développement intégré de la zone aéroportuaire».

Toutefois, elle a indiqué qu’elle était fortement défavorable au projet de développement de vols internationaux.

«Notre administration se montrera dès maintenant fortement défavorable à tout projet de développement de projets de vols internationaux à l’aéroport de Saint-Hubert, et ce, tant à court, moyen ou long terme. Nous appelons Développement Aéroport Saint-Hubert – Longueuil (DASH-L) à mettre une croix définitive sur cette avenue, qui ne passe pas le cap de l’acceptabilité sociale, notamment en raison des répercussions environnementales. L’administration aéroportuaire a d’autres options de développement, notamment en misant sur les vols québécois régionaux et canadiens, qui suscitent une adhésion plus importante de la population, à condition de respecter certains critères.»