Canicules et réchauffement climatique: quel impact pour le tourisme de demain?

Feux de forêt dévastateurs, vagues de chaleur et canicules dans l’hémisphère Nord;  il n’y a pas de doute, les conditions climatiques qui s’aggravent ont déjà un impact sur le tourisme, qu’il s’agisse du choix des destinations, des activités ou des moyens de transport.

Déjà cette semaine, uniquement pour la Grèce, on annonçait une réduction des heures d’ouverte de l’Acropole en raison de la chaleur et l’évacuation de plusieurs stations balnéaires en raison d’un feu à proximité d’Athènes.

Coucher de soleil - canicule
Photo: Guilma Mori Ruiz / Pexels

Comment l’industrie touristique et les villes devront-elles s’adapter ? Quels seront les changements dans les habitudes de voyage des consommateurs ? Voilà tout autant de sujets qui méritent réflexion.

De l’autre côté de l’océan, Reuters rapporte les données de l’European Travel Commission indiquant que le nombre de personnes souhaitant se rendre dans la région méditerranéenne entre juin et novembre a déjà chuté de 10 % par rapport à l’année dernière, alors que le climat caniculaire a provoqué des sécheresses et des incendies de forêt.

Pendant ce temps, des destinations au climat plus frais, telles que la République tchèque, le Danemark ou l’Islande gagnent en popularité et 7,6% des voyageurs considèrent désormais les phénomènes météorologiques extrêmes comme une préoccupation majeure, peut-on lire également.

Femme en voyage
Photo: Te lensFix / Pexels

On note aussi un changement dans les choix des dates pour les voyages, celles-ci se déplaçant de plus en plus vers le printemps ou l’automne.

Bonne nouvelle pour l’instant, la panique ne semble pas prise et on ne note pas encore une hausse des annulations de voyage à cause des canicules.

Du côté des transports

Train
Photo: Febi Ariyanto / Pexels

Les changements climatiques touchent également l’industrie des transports. Les épisodes de canicule récents soulignent l’importance de s’adapter à ces températures de plus en plus élevées. L’industrie ferroviaire commence d’ailleurs à se pencher sur cette question, comme en fait état le Figaro.

Plusieurs pistes de solution sont explorées pour contrer les effets de la chaleur et augmenter la résistance des trains aux températures élevées. On cite par exemple le TGV marocain, construit par Alstom, dont la climatisation peut répondre à une température extérieure de 50°C et qui est muni d’un filtre anti-poussière, permettant de réduire le nombre de pannes.

La climatisation des trains est primordiale, pour le confort des passagers, mais aussi pour éviter la surchauffe des équipements et des cartes électroniques. Parmi les autres mesures qui sont explorées, on mentionne également l’option de peindre en blanc les rails. Cette solution, qui ne fait toutefois pas l’unanimité, permettrait aux rails d’absorber moins de chaleur et donc, de limiter la dilatation des rails qui peut favoriser les accidents.

Une chose est certaine, il devra y avoir de grandes adaptations de la part de l’industrie du voyage face au réchauffement climatique et aux canicules qui se multiplient.

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