
Si la panne technique qui a cloué des milliers de passagers au sol au Royaume-Uni lundi est résolue, le chaos dans les aéroports, lui, va encore durer plusieurs jours, selon plusieurs sources.
En effet, les répercussions sur les opérations aériennes se poursuivent après une panne de quatre heures survenue lundi dans les systèmes de contrôle du trafic aérien du Royaume-Uni.
Des centaines de vols ont été annulés et les compagnies aériennes peinent à résorber le retard accumulé.
« Hier, une panne touchant le logiciel de contrôle aérien, qui permet de gérer de manière automatisée décollages et atterrissages, a d’abord cloué au sol la plupart des vols au départ de Londres mais aussi de l’Irlande et de l’Ecosse », résume le site BFM Business, qui indique qu’il s’agit du plus grave incident du genre à survenir en 10 ans.
Environ 1600 vols annulés
Selon la société d’analyse de l’aviation Cirium, environ 1600 vols ont été annulés hier, soit plus d’un quart de tous les vols prévus au départ et à destination des aéroports britanniques, et plus de 200 000 passagers se sont retrouvés « à commencer la journée là où ils ne souhaitaient pas être » mardi, même si les National Air Traffic Services (Nats) du Royaume-Uni ont « identifié et corrigé » le problème lundi après-midi.
Le secrétaire britannique aux Transports a averti mardi qu’il pourrait encore falloir « quelques jours » pour résoudre la perturbation massive des vols, car les compagnies aériennes ont du mal à rattraper les retards.
Des dizaines de vols supplémentaires étaient annulés mardi.
La plupart des perturbations concernent apparemment les vols court-courriers au départ et à destination de l’aéroport de Londres-Heathrow (LHR) vers des destinations européennes, mais les vols long-courriers et transatlantiques sont également touchés à LHR ainsi que dans d’autres aéroports, tels que Gatwick et Manchester.
« Nous continuerons à travailler avec les compagnies aériennes et les aéroports pour rétablir la situation », a déclaré le directeur des opérations de Nats dans un communiqué.
Les autorités qualifient cette panne de « défaillance technique », mais ont écarté l’idée que la panne soit liée à une cyberattaque.
L’Autorité de l’aviation civile du Royaume-Uni enquête sur la cause de cette panne majeure.
Une panne qui risque de coûter cher
Selon BFM Business, la panne risque de coûter cher aux compagnies aériennes, car celles-ci vont devoir rembourser les passagers, notamment ceux « bloqués plus de 24 heures ».
Les compagnies doivent également prendre en charge la nourriture, les boissons et les hébergements si les retards s’étendent du jour au lendemain.




