L’arrivée d’un vol direct à bas prix entre YUL-Montréal et SDQ-Santo Domingo en République dominicaine, comme celui d’Arajet Airlines depuis le 7 novembre dernier, n’est-il pas l’un des plus beaux coups de pouce que peut recevoir une directrice d’un office du tourisme?

Open Jaw Québec a posé la question à Cosette Garcia, cheffe du bureau touristique de la République dominicaine à Montréal, durant sa participation au vol inaugural d’Arajet suivi d’un court séjour à Santo Domingo et Juan Dolio :
Cosette Garcia : Dans mon travail, le défi que j’ai, c’est de montrer aux voyageurs qui vont en République dominicaine qu’il y a autre chose à découvrir dans le pays que des plages. Le défi, c’est aussi de faire valoir d’autres régions que celles qui sont bien inscrites dans les habitudes des visiteurs.
Ce vol atterrit à la ville de Santo Domingo. Il sera donc d’une grande aide dans cet effort de faire valoir qu’il y a autre chose que la plage.
Ce vol m’aidera également à faire valoir la région élargie de Santo Domingo et la région centre-sud de la République dominicaine, dont Juan Dolio, qui n’est qu’à une heure de route de la capitale Santo Domingo, et La Romana.
Pour nous, d’avoir une connexion directe de Montréal vers Santo Domingo, c’est quelque chose! Et que ce vol soit offert par une compagnie dominicaine, c’est extraordinaire!!

Open Jaw Québec : Quel autre type de tourisme justement, ce vol direct d’Arajet vers Santo Domingo permettra-t-il aux conseillers en voyage et vous-même, à l’office du tourisme, de promouvoir ?
Cosette Garcia : Le tourisme culturel, définitivement. Santo Domingo, c’est notamment une zone coloniale historique absolument magnifique à découvrir.
OJQ : Ce vol vers Santo Domingo permettra-t-il, pour les conseillers en voyage, de répondre aux besoins d’une nouvelle clientèle pour la destination?
Cosette Garcia : Tout-à-fait, à commencer par les aventuriers. Les voyageurs qui aiment l’histoire et qui veulent autre chose que la plage apprécieront ce vol. C’est l’opportunité idéale.
OJQ : Et comment suggérez-vous aux conseillers en voyage de travailler avec le transporteur Arajet et composer avec le nouveau vol direct Montréal-Santo Domingo?
Cosette Garcia : Comme une option additionnelle, pour la République dominicaine comme pour les connexions vers les autres destinations desservies par le transporteur Arajet.
En compétition avec nos fournisseurs canadiens?
OJQ : Arajet Airlines entre-t-il en compétition avec les autres transporteurs aériens canadiens qui desservent déjà la République dominicaine?
Cosette Garcia : Non, ce n’est pas vraiment une compétition. Je dirais plutôt qu’Arajet ajoute des options différentes pour les voyageurs. Il ne fait pas le même travail que les autres transporteurs aériens canadiens, ni le même travail que font les voyagistes canadiens.
OJQ : Le transporteur Arajet offre-t-il d’autres services que des vols aux voyageurs?
Cosette Garcia : Oui, notamment le transfert gratuit de l’aéroport de Santo Domingo vers Punta Cana, en autobus.
OJQ : Ce vol séduira-t-il aussi la diaspora dominicaine?
Cosette Garcia : C’est effectivement formidable aussi pour la diaspora dominicaine. Car avant ce vol direct, les gens de souche de la République dominicaine qui habitent à Montréal, moi la première, devaient se rendre à Punta Cana puis faire plus de deux heures de route pour se rendre à Santo Domingo. Maintenant c’est direct.
OJQ : Ce nouveau vol direct avec Arajet présente-t-il un autre avantage pour les voyageurs québécois?
Cosette Garcia : Oui : les connexions vers d’autres destinations desservies par Arajet Airlines, comme Kingston, en Jamaïque. Arajet vole également, entre autres, vers la Colombie et l’Argentine. Définitivement, ces vols de connexion sont des opportunités pour les voyageurs et les conseillers en voyage.
OJQ : En terminant, on sent, pas seulement dans le tourisme mais aussi dans l’actualité en général, un vent de force, une poussée de la République dominicaine qui tend à démarquer le pays parmi tous les autres des Caraïbes. Comment l’expliquez-vous?
Cosette Garcia : Par le travail. Notre gouvernement et notre ministère du tourisme travaillent fort. Et ces efforts se sont particulièrement vus durant la pandémie, alors que la République dominicaine a été la première destination des Caraïbes à ouvrir ses frontières et organiser le retour des voyageurs pour maintenir en vie son économie.
Ce travail bien fait, qui avait entre autres pour objectif d’imprégner le nom de la République dominicaine dans la tête des voyageurs, a payé, et paye encore aujourd’hui.
Photos : Isabelle Chagnon

Notre journaliste est l’invitée de l’Office de promotion touristique de la République dominicaine à Montréal.




