Une guerre des prix qui s’annonce rude entre les compagnies aériennes

Avion de Flair Airlines

Au cours des derniers mois, plusieurs analystes ont émis des doutes quant à la viabilité de maintenir le nombre croissant de nouvelles compagnies aériennes à flot au Canada. La concurrence féroce, notamment celle de Porter Airlines, pourrait mener à la disparition d’au moins une compagnie aérienne d’ici la fin de l’année.

Le PDG de Porter Airlines, Michael Deluce, a lui-même exprimé des doutes quant à la capacité du Canada à soutenir toutes les compagnies aériennes du pays. Dans une entrevue, il a affirmé : « Je ne crois pas que l’engouement soit là pour la multitude de transporteurs à ultra bas coût (ULCC) qui sont sur le marché. »

Le Calgary Herald va même jusqu’à nommer les deux compagnies aériennes qui sont les plus en péril, soit Lynx et Flair.

Cité concernant cette guerre des tarifs, John Gradek, expert en aviation et conférencier à l’Université McGill, a déclaré que la guerre des tarifs sera rude et d’une ampleur jamais vue depuis des années.

« Ça va être difficile », a-t-il dit.

Le nerf de la guerre se situe sur la route achalandée Calgary-Toronto, où les tarifs chutent à des niveaux incroyablement bas, au plus grand plaisir des consommateurs.

Le Calgary Herald rapporte que Lynx et Flair proposent des billets aller simple de Calgary à Toronto à partir de 69 $ canadiens dès mardi.

Certains billets aller simple de Flair pour ce trajet plus tard dans le mois baissent à 59 $ canadiens.

Cette fête des bas prix n’est cependant pas viable sur le long terme.

Les conditions sont propices à la faillite d’au moins une compagnie aérienne.

Barrie Prentice, professeur et directeur de l’Institut de transport de l’Université du Manitoba, affirme : « Il semblerait que nous nous dirigions vers une situation où la musique va s’arrêter et où il n’y aura pas assez de chaises pour que tout le monde puisse s’asseoir. »

Selon John Gradek : « Les dommages collatéraux dans le secteur aérospatial commercial canadien toucheront probablement Flair et Lynx, et la compagnie qui ne dispose pas de ressources financières solides pourrait ne pas s’en sortir. »

Ce qui signifie finalement que la musique s’arrêtera également pour les consommateurs. Comme on dit, il faut en profiter tant que les prix sont bas.

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Nina Slawek
Après plusieurs décennies passées à livrer des plans marketing à des lignes aériennes, en échange de salaires exorbitants, Nina a décidé de poursuivre son rêve de posséder sa propre entreprise à ses frais. En plus de lui procurer le plaisir de voyager, de côtoyer les leaders de l’industrie et des prestations glamour dans l’Espace Télé d’Open Jaw, Nina a le plaisir additionnel d’assurer la stabilité financière de la compagnie et la bonne gestion de l’équipe Open Jaw, qui est aussi excentrique que talentueuse.