Comment l’Indice Big Mac peut être utile…

Référence internationale pour la mesure des parités de pouvoir d’achat des monnaies dans le monde, l’Indice Big Mac est donc beaucoup plus qu’une liste des prix de vente du célèbre hamburger, au Canada et au Japon, en Suisse et en Australie.

Et dans une industrie comme la nôtre, celle du voyage, et bien il peut s’avérer un assistant intéressant.

L’indice Big Mac : un bel outil pour comparer le coût de la vie dans le monde

Même si on met en garde la façon d’interpréter l’Indice Big Mac et même s’il est critiqué pour sa trop grande simplicité, il demeure néanmoins un bon indicateur sur le combien ça coûte à destination.

Prenons ce contexte : nous croyons fermement que, acheter un forfait vol & hôtel est une chose, et aller prendre un café en terrasse ou faire des courses à destination en est une autre. Précision : vous pouvez dénicher un forfait super alléchant ou en grosse promo en Suisse pour vos clients, mais ceux-ci auront-ils les reins assez solides pour assumer le quotidien sur place?, et s’offrir, tantôt un café en terrasse à St-Moritz, tantôt un pain chez le boulanger à Genève?

Si l’Indice Big Mac annonçait en 2022 qu’il en coûtait plus de 6,71 $US pour l’achat du hamburger en Suisse – versus 5,25 $US au Canada, cet Indice donne un… indice du coût des choses à destination par rapport à son pays de résidence. Pour cette raison, il peut s’avérer une information intéressante à consulter, avant de faire des projets de voyage, pour éviter qu’un séjour tourne en frustration.

Le rapport avec l’inflation

Les Indices Big Mac des récentes années en disent beaucoup aussi sur ce mot qui jase sur toutes les lèvres en ce moment : l’inflation. On y apprend que votre client canadien a un pouvoir d’achat plus faible qu’avant, mais aussi que ce pouvoir d’achat a baissé plus rapidement qu’ailleurs, dont aux États-Unis.

Car selon l’Indice Big Mac de 2023, le prix du sandwich chaud à deux étages a augmenté près de quatre fois plus vite au Canada qu’aux États-Unis (qui est la référence de départ de l’Indice).

Ce pouvoir d’achat plus rapidement affaibli que celui d’un gros concurrent comme les États-Unis annonce certainement, entre les lignes, un désavantage dans une industrie donnée – et peut-être celle du voyage.

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Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.