La France est en train de faire ses devoirs. Lesquels? Elle réfléchit. À l’avenir de son industrie touristique, et le nôtre par conséquent. Sa conclusion pour traverser la tempête climatique et crier victoire : bouger!

Traduction : partir en courant et arrêter de faire la promotion des voyages et du tourisme ne sont pas les solutions. C’est en servant mieux notre industrie qu’on pourra changer les choses.
Forbes France rend public le constat avancé par les experts d’Atout France qui, en décembre dernier, se sont questionnés sur quel serait le visage du tourisme en 2024. La réponse : « il sera durable… si les acteurs se bougent ».
Mieux informer pour pouvoir emboîter le pas
Lors du Sommet de l’ACTA auquel Open Jaw Québec a assisté à l’automne dernier, une conseillère en voyage avait pris le micro pour partager son désarroi face aux critiques de plus en plus sévères à l’endroit de son agence, de la part des clients, laissant entendre qu’en continuant de vendre des voyages, les acteurs de notre industrie n’arrangent pas les choses en matière de crise climatique.
« Vais-je devoir fermer mon agence d’ici deux ans? » avait-elle questionné à l’audience.
Ce n’est pas l’avenue étudiée par les experts d’Atout France. Mais plutôt ceci :
« Les gens veulent pouvoir calculer l’empreinte carbone de leurs vacances, mais aussi savoir quel lieu, quel hébergement, quel itinéraire, quel loisir faire, qui ne mette pas en péril la planète » expliquent-ils.
« Autrement dit, ils ont besoin que l’offre “durable” ne soit plus juste un mot, mais une proposition concrète pour voyager autrement. »
« À nous, professionnels du tourisme, hébergeurs, voyagistes, de transformer nos offres pour qu’elles soient plus éco-compatibles. À nous de faire émerger de nouvelles manières de voyager. À nous de faire en sorte que la découverte du territoire ne reste pas l’apanage d’une minorité d’ultra-riches. »




