
Une étude réalisée par le GDS Amadeus et publiée par Air Journal révèle que « la majorité des dirigeants du secteur de l’aviation s’attendent à ce que les perturbations de vols restent élevées » en 2024.
Une perturbation de vol est définie lorsqu’un vol est annulé ou retardé de deux heures ou plus, dans les 48 heures précédant l’heure de départ initialement prévue.
Selon l’étude, la majorité des dirigeants interrogés (52 %) ont déclaré que leurs organisations subissaient actuellement plus de perturbations qu’en 2019. En revanche, un tiers des répondants ont indiqué qu’il y en avait moins.
L’étude porte sur la gestion des perturbations dans l’industrie de l’aviation. Elle peut être téléchargée sur le site Web d’Amadeus.
Investissement dans les nouvelles technologies
Ce qui ressort de l’analyse, c’est que la plupart des dirigeants interrogés s’attendent à ce que les perturbations demeurent élevées. Pour cette raison, ceux-ci ont décidé de mettre sur pied des solutions pour minimiser l’impact des perturbations sur leurs entreprises et leurs clients.
En tête de liste pour diminuer les conséquences négatives des perturbations, l’investissement dans les nouvelles technologies.
Selon le document, « 64 % des compagnies aériennes investissent dans de nouvelles technologies pour améliorer leur réponse en cas de crise ».
C’est même devenu « une priorité absolue ».
« Retour sans précédent de la demande »
C’est un retour sans précédent de la demande qui fait en sorte que les compagnies aériennes sont confrontées à un certain nombre de « défis opérationnels », selon un expert.
« En 2022, les compagnies aériennes ont dû faire face à des problèmes d’approvisionnement et de personnel, mais en 2023, les compagnies aériennes et leurs partenaires sont tout simplement confrontés à un retour sans précédent de la demande », a soulevé Harry Grewal, directeur de l’infrastructure aéroportuaire et de l’expérience client à l’Association du transport aérien international (IATA).
« Bien sûr, c’est une bonne chose, mais cela entraîne des défis opérationnels », a-t-il ajouté.
Parmi les défis relevés par les dirigeants du secteur aérien, le principal était le « manque de technologie commune permettant de réunir tous les partenaires ».
Les compagnies aériennes évoquent également « la nécessité d’une intégration plus étroite des systèmes opérationnels afin d’obtenir une vision globale des perturbations » comme l’un des principaux moyens d’améliorer leur réponse en cas de turbulences.
Un tiers des participants ont indiqué que « la diffusion d’informations de dernière minute par les compagnies aériennes » était un problème récurrent.
Amélioration de l’image de marque
Autre fait intéressant qui ressort de l’étude: la raison principale pour laquelle les compagnies investissent dans les nouvelles technologies pour diminuer les effets négatifs des perturbations n’est pas la réduction des coûts, mais bien l’amélioration de l’image de marque.
Les changements de plans et d’itinéraires fréquents peuvent ternir cette dernière.
La dégradation de l’image de marque est d’ailleurs citée comme étant l’une des « principales conséquences des perturbations de vols persistantes ».
C’est donc dans cette optique que les compagnies aériennes investissent pour améliorer leurs performances.
Tous les aéroports interrogés ont d’ailleurs confirmé qu’ils prévoyaient d’investir dans la technologie au niveau de leurs centres de contrôle opérationnel au cours des 12 prochains mois « afin de mieux gérer les perturbations ».
L’étude a été publiée après des entretiens approfondis avec des dirigeants de grandes organisations du secteur aérien, notamment Air France, l’aéroport Western Sydney International et l’aéroport Queen Alia International.
Le rapport met en lumière plusieurs nouvelles initiatives majeures, selon Air Journal.
« Les dirigeants du secteur aérien décrivent des projets visant à améliorer la manière dont les passagers sont relogés, à mieux planifier les aspects « non aériens » du voyage et à apporter une réponse opérationnelle plus cohérente entre les compagnies aériennes, les aéroports et les prestataires de services au sol. »




