N’en déplaise à l’ancien pdg d’ADM, Philippe Rainville, qui avait confié à Open Jaw Québec que l’aéroport de St-Hubert, situé sur la Rive-Sud de Montréal, n’était pas du tout un plan B envisagé pour éventuellement désengorger l’aéroport de Dorval, on discute une différente stratégie dans certaines chaumières.

Rappelons-nous d’abord comment Monsieur Rainville voyait les choses :
« S’il y avait des pointes de trafic à l’aéroport de Montréal-YUL, où nous aurions besoin de capacités additionnelles, il y a un aéroport tout près de chez nous, qui est bien construit, qui est bien géré, qui est hyper moderne et qui est déjà un aéroport international. Et cet aéroport, c’est celui de la ville de Québec. »
Déplacer tous les vols Sud & low cost à St-Hubert
Dans une entrevue accordée samedi dernier à la radio de Radio-Canada, entrevue portant sur les raisons qui expliquent pourquoi c’est si souvent problématique, de nos jours, de transiger par l’aéroport international Montréal-Trudeau-YUL, Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire de l’aéronautique et de l’aviation civile, a avancé cette piste de solution :
« Il faut faire comme à Toronto, Paris, Londres et plusieurs grandes villes du monde, et arrêter de tout concentrer dans un même aéroport.
« L’aéroport de St-Hubert, le MET-Aéroport métropolitain de Montréal, est en train de construire un terminal qui aura une capacité de 4 millions de passagers (par année, NDLR). Donc, on pourrait par exemple envisager que tous les vols vers le Sud (Caraïbes et Antilles, NDLR), et aussi tous les vols low cost, décollent et atterrissent à l’aéroport de St-Hubert, et non plus à l’aéroport de Mtl-YUL.
« C’est une solution qui pourrait désengorger l’aéroport de Montréal, solution qui est appliquée partout dans le monde et qui fait ses preuves. »
« Il faut décentraliser pour réduire la surcharge sur Dorval. »
L’intervieweur de l’entrevue, Franco Nuovo, a fait remarquer que cette solution semblait intéressante en ce sens qu’elle permettrait sans doute, non seulement de désengorger les portes d’accès pour les avions, mais permettrait aussi d’éviter aux voyageurs de devoir marcher de très longues distances pour aller d’une porte à une autre, comme c’est le cas actuellement à YUL.
Mehran Ebrahimi est le directeur de l’Observatoire de l’Aéronautique et de l’Aviation Civile, professeur à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et dirige, depuis le printemps dernier, un laboratoire de recherche et d’innovation pour l’Aéroport Métropolitain de Montréal (St-Hubert).




