Épuisés des hordes de touristes qui prennent d’assaut leur secteur pour prendre du bon temps, des manifestants ont pointé des pistolets à eau vers des touristes et les ont aspergés.

L’événement s’est produit dimanche dernier 15 juin à Barcelone et sur l’île de Majorque et selon les médias européens, il ne s’agissait pas de gestes fortuits; l’événement avait été orchestré à l’avance par le réseau Southern Europe Network Against Touristification et s’était inscrit dans une manifestation prévue publiquement pour dénoncer le surtourisme en Espagne et les effets néfastes qui en découlent, et pour revendiquer le « droit à ma ville ».
L’Associated Press rapporte qu’à Barcelone, la police a dû intervenir et boucler un quartier alors que des manifestants défilaient contre le surtourisme.
Pas les premières manifestations
Dans le cas de Barcelone, le ras-le-bol des trop nombreux touristes n’est pas une démangeaison nouvelle : depuis 2023, Open Jaw Québec rapporte des histoires de manifestations contre le surtourisme ou encore d’interdiction d’accès aux navires de croisière pour lutter contre la pollution et le surtourisme.
Dans le cas de l’île de Majorque, Open Jaw Québec rapportait l’an dernier que des habitants avaient délibérément installé de faux panneaux « danger! » pour se débarrasser des touristes sur les plages.
Europe du Sud
En fait, ces manifestations avaient également été organisées dans plusieurs villes espagnoles comme Grenade ou Saint-Sébastien, « mais également à Venise (Italie) et Lisbonne (Portugal), rapporte Le Parisien, en ajoutant que ces manifestations « s’inscrivaient dans le cadre de la première action coordonnée de militants préoccupés par les effets néfastes du surtourisme dans les principales destinations d’Europe du Sud. »
On a beau faire valoir les choses formidables que procure le tourisme, force est d’admettre que les proportions que le surtourisme prend, à certains endroits et jusqu’en Asie, sont vraiment inquiétantes.
Que le début?
La question qu’on peut se poser aujourd’hui, c’est est-ce que nous, en tant qu’industrie du voyage expéditif, devons prendre davantage au sérieux les ras-le-bol manifestés d’abord verbalement en Europe et dans le monde?
Est-ce qu’ailleurs en Espagne et dans d’autres destinations très touristiques comme Bali et Phuket, des habitants sont à la veille d’éclater jusqu’à malheureusement agresser les touristes pour se faire entendre?
La chose est visiblement très sérieuse : on parle carrément de « tourismophobie« . Et quand on a nommé un phénomène, c’est qu’il est gros et là pour rester.




