Zones interdites mais sans barrière. Amendes à profusion qui arrivent un an plus tard au domicile du voyageur étranger. Panneaux trop discrets et uniquement écrits en italien. Des compagnies de location de voiture muettes sur la situation…
On jase scandale en Italie, qui fait des « victimes » chez les touristes.

Car voici :
Dans ce sublime pays d’Europe, des « zones à trafic limité » (ZTL) réservent de mauvaises surprises aux touristes qui se déplacent en voiture, et la situation prend des proportions telles qu’elle fait les manchettes, dans les médias, avec mention « pièges routiers ».
« C’est un obstacle redoutable pour ceux qui choisissent d’explorer les routes urbaines », avise la plateforme Europa Planet. « Ces zones, qui font partie intégrante des réglementations de circulation, revêtent une importance cruciale, mais peuvent également se transformer en véritables pièges financiers pour les imprudents. »
« À première vue, rien ne les distingue d’une rue ordinaire. Pourtant, franchir une ZTL sans autorisation entraîne des amendes automatiques » alerte pour sa part Le Figaro.
« C’est un piège dans lequel tombent chaque année des milliers de touristes en Italie, souvent sans le savoir. Ces zones à circulation restreinte, implantées dans la plupart des centres historiques italiens, visent à préserver le patrimoine, réduire la pollution et fluidifier la circulation. Mais pour les automobilistes étrangers, elles deviennent fréquemment synonymes d’amendes salées. »
Le problème est dans le contenant, et non dans le contenu
Les touristes qui ont écopé d’amendes mais aussi les médias qui traitent du sujet, ne se plaignent pas de l’existence de ces zones à trafic limité; on reconnait leur importance pour « empêcher la circulation intempestive pour la tranquillité des riverains, pour la sécurité des piétons, pour la sauvegarde des bâtiments, pour éviter d’aggraver la pollution de l’air et tout simplement parce qu’il est parfois impossible de passer dans des (ruelles) avec une voiture, encore moins de s’y garer » rappelle Le Figaro.
Mais c’est dans la façon dont ces zones sont gérées qui cause problème.
« Ces ZTL sont de véritables pièges à touristes étrangers, encore nombreux à se faire (contrôler) à leur insu. Et pour cause : les panneaux signalant ces zones placées sous vidéo verbalisation sont souvent noyés parmi d’autres » rapporte la plateforme Auto Plus.fr.
Le détail qui fait hurler au scandale
La situation indésirable ne se termine pas là.
La dénonciation de la situation vient également du fait que chaque passage ou entrée dans une zone à trafic limité – et ce, peu importe la durée où le véhicule se trouve dans cette zone – se résulte par une contravention à l’automobiliste non autorisé :
« Ainsi, à chercher votre chemin ou une place pour vous garer, vous pouvez vous retrouver à tourner en rond et à passer plusieurs fois devant les caméras. Or, à raison de 90 euros à 200 euros par passage selon la ville, la note peut vite flamber! » dénonce la plateforme Auto Plus.fr
Ce qu’il faut dire aux voyageurs
Pour éviter d’écoper d’amende indésirable, voici ce qu’il faut savoir à propos des zones à trafic limité :
-elles ne sont pas physiquement fermées par des barrières (automatiques ou autre);
– la ZTL est surveillée par « Controllo elettronico », soit un lecteur-enregistreur automatique de plaque d’immatriculation. « C’est super efficace et sans appel. Dès qu’un véhicule non autorisé franchit la ligne, une infraction est enregistrée. Le conducteur reçoit alors une amende par infraction, majorée de frais de dossier par l’agence de location » précise Le Figaro;
-certains panneaux dans ces zones affichent des mentions précisant les catégories autorisées (ex. : bus, résidents, taxis);
-ces panneaux sont souvent, effectivement, écrits uniquement en italien, et discrets, passant facilement inaperçus, « surtout dans des villes comme Florence, Rome, Milan, Bologne ou Pise ».
Mentionnons que, dans le cas de l’émission d’un avis d’infraction, la compagnie de location de voiture auprès de laquelle un voyageur a loué un véhicule, transmettra automatiquement les coordonnées du client aux autorités locales et ajoutera ses propres frais de gestion.




