Les croisières en français, selon Michelle Lebel, BDM pour Globus Family of Brands

Michelle Lebel, Avalon Waterways
Michelle Lebel, responsable du Développement des affaires, au Québec, pour Globus Family of Brands

Il y a un peu plus de deux ans, plusieurs conseillers en voyage et Open Jaw Québec ont eu le privilège de monter à bord d’Avalon Waterways, grâce à l’équipe de Globus Family of Brands, dans le cadre d’une croisière fluviale spéciale en français, le long du Danube, organisée dans le but de promouvoir le produit dans le marché québécois francophone.

Récemment, nous avons croisé à nouveau Michelle Lebel, responsable du Développement des affaires, au Québec, pour Globus Family of Brands, et lui avons posé cette question : est-ce que cette initiative a porté fruit dans les agences?

Voici sa réponse :

« D’une part, cette croisière spéciale en français a été accueillie à bras ouverts par les agences! L’enthousiasme ne fait aucun doute. Et d’autre part, les échanges que j’ai, parfois, avec les consommateurs, prouvent qu’ils sont enchantés par le produit fluvial.
Mais dans le marché francophone québécois, je remarque cette particularité : en agence, on dit que les Québécois recherchent les options fluviales en français.

Cela dit, pour qu’un départ d’une croisière fluviale soit complètement en français, c’est-à-dire avec animation/service en français, menus en français, etc., il faut que le navire soit nolisé. Et qui dit nolisement d’un navire, dit retirer ce navire du marché à une date de départ précise. Et pour les agences, cela demande parfois de monter un groupe suffisamment grand pour que le projet se réalise.

Après avoir souligné tous ces points, je vais poursuivre ma réponse par une question : pourquoi est-ce si primordial qu’une croisière fluviale se déroule en français alors que tant de voyageurs font des croisières maritimes sur de grands paquebots qui ne sont pas complètement en français?

Je comprends parfaitement la notion de confort ajouté, pour les Québécois francophones, avec un départ en français. Mais les gens voyagent quand même, année après année, sur des croisières en paquebot et non en français.

Alors pourquoi est-ce possible d’un côté, mais ne semble pas possible de l’autre?
Par ailleurs, oui, il existe des croisières fluviales en français en Europe avec d’autres compagnies de croisière fluviale. Mais la qualité d’Avalon Waterways est incomparable à celle de ces autres compagnies. Avalon Waterways est à un niveau supérieur. Donc ma question ici : les agents sacrifient-ils la qualité pour la langue?

Ma dernière question : vendre/acheter une croisière en français ou non, ça dépend de qui finalement? de l’agent ou du client?

J’ai parfois des doutes, à cause de ceci : quand je discute avec des consommateurs, le fait français n’est pas quelque chose qui vient sur le sujet. Leur seule demande est si nous avons une brochure en français. Mais c’est tout.

Je termine en rappelant ceci aux agences : même si un départ n’est pas affiché en français, pour avoir des excursions en français chaque jour durant les escales, chez nous, Avalon Waterways, on offre l’option après 15 cabines vendues. Ce n’est vraiment pas énorme! »

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.