Guerre au Moyen-Orient : le tourisme impacté au-delà des zones ciblées

La guerre actuelle au Moyen-Orient a un impact dévastateur sur le tourisme de ces destinations, oui, mais aussi bien au-delà des zones directement ciblées par cette guerre.

Photo: my random photo/Unsplash

Chypre

Un tour d’horizon des tribunes d’actualités dans le monde nous apprend par exemple que « aucun pays d’Europe, ni même en Méditerranée, ne risque d’être plus touché que Chypre, soit le pays membre de l’Union Européenne le plus proche du Moyen-Orient » rapporte The Guardian.

Le média a pris le pouls de la destination, dont la haute saison touristique est à ses tout débuts actuellement, et les hôteliers encaisseraient en ce moment une baisse importante des réservations.

Si Chypre commence à en souffrir, c’est que « dans le contexte des attaques de représailles iraniennes, un drone lancé par une milice pro-iranienne a frappé la base britannique de la RAF Akrotiri dimanche soir, plaçant Chypre en zone à risque et entraînant l’annulation de nombreux vols en provenance de l’est et de l’ouest du pays » explique-t-on.

L’impact dévastateur sur le terrain commence donc d’abord par le ciel, par les annulations de vols.

Jordanie

TV5 Monde rapporte de son côté qu’il y a consternation chez les fournisseurs de services et produits touristiques en Jordanie. Dans un article intitulé Guerre au Moyen-Orient : coup de froid sur le tourisme, le média partage des propos échangés avec un guide touristique qui travaille dans le nord de la Jordanie. Celui-ci a déclaré « mon dernier groupe de touristes est parti il y a trois jours, et tous les autres groupes prévus pour le mois de mars sont annulés. C’est le début de la haute saison ici, c’est catastrophique! Pourtant, il n’y a pas de problème en Jordanie, on ne risque rien ».

Si le désarroi est partagé avec l’industrie de la Jordanie, le désir de sécurité à tout prix prouve qu’il est plus fort que tout : « la priorité est de faire rentrer ceux qui sont sur place » a souligné le voyagiste français Comptoir des Voyages, dans ce même article.

Égypte

La BBC rapporte pour sa part que l’Égypte subit aussi un impact négatif de cette guerre. Le média rapporte que même si l’Égypte n’est pas directement ciblé par les attaques, les États-Unis auraient « incluent l’Égypte sur la liste des pays où les citoyens étrangers sont invités à partir maintenant ».

Effet domino

Quant aux compagnies aériennes qui desservent le Moyen-Orient, si quelques vols reprennent l’horaire pour certains aéroports, ceux-ci visent pour plusieurs à rapatrier des citoyens étrangers. On est donc plus du tout dans une dynamique touristique.

Les compagnies aériennes du Moyen-Orient, dont Emirates, Etihad et Qatar Airways, assurent des vols limités pour les voyageurs bloqués par le conflit en Iran.

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.