Non, faire une réservation d’un vol ou d’une chambre d’hôtel n’est pas spécialement le but des voyageurs qui utilisent l’Intelligence Artificielle pour l’organisation et le suivi de leurs voyages.
Mais alors, quel est ce but?

Dans un rapport intitulé Comment les voyageurs du monde entier utilisent différemment l’IA, Trip.com vient de révéler une compilation de données résumant trois années d’utilisation dite concrète de son assistant de voyage issu de l’Intelligence Artificielle, et appelé TripGenie, par sa clientèle.
Comme son titre l’indique, ce rapport dresse un portrait des différents usages de l’IA selon la nationalité de l’utilisateur. Open Jaw Québec a parcouru son contenu, et voici : nous attirons ici l’attention sur la nature de l’usage de l’IA, qui révèle, à notre avis, les données les plus intéressantes.
Qui influence qui?
D’abord, le rapport remet cette pendule à l’heure : ce sont la culture, la localisation géographique et les habitudes de voyage des utilisateurs qui influencent le rôle de l’IA tout au long du parcours de son usage, et non l’inverse. En d’autres mots, contrairement à ce qu’en disent certains observateurs, l’IA suit davantage qu’elle mène : elle répond davantage au profil et besoins des utilisateurs qu’elle ne les influence totalement.
« L’IA accompagne les pratiques de voyage plutôt que de les transformer » confirme le rapport.
L’utiliser pourquoi ?
Nous n’écartons pas du tout ce fait confirmé : plusieurs utilisateurs de l’IA ont recours à cette technologie pour effectuer des réservations de vols, de chambres d’hôtels ou encore d’activités.
Mais voici :
Le volume de commandes assistées par l’IA a augmenté d’environ 400 % d’une année sur l’autre et ce, notamment pour trouver l’inspiration, indique le rapport.
Plus encore, « l’utilisation de l’outil, pour comparer des hôtels, pour obtenir de l’assistance pour les menus en ligne et pour obtenir de l’assistance pour la traduction instantanée, a augmenté d’environ 300 % d’une année sur l’autre, ce qui indique que les voyageurs utilisent désormais l’IA comme un outil fiable tout au long de leur voyage, et non plus comme une simple fonction de recherche ponctuelle ».
Le rapport ajoute :
« De plus, les demandes d’assistance avant et après-vente représentent maintenant environ un quart de toutes les interactions. Les voyageurs font de plus en plus confiance à l’outil pour gérer des situations complexes et concrètes, qu’il s’agisse de modifications d’itinéraire ou de questions posées une fois sur place. »
Cesser le malaise et les incertitudes
Le rapport met également le doigt sur le contexte dans lequel les voyages évoluent aujourd’hui : « Face à la complexité croissante des décisions de voyage, l’IA aide les voyageurs à réduire l’incertitude à chaque étape, de l’exploration des options et la formulation de questions jusqu’au choix en toute confiance. »
« Les voyageurs posent fréquemment des questions pratiques pour se rassurer : Cet hôtel répond-il à leurs besoins? L’endroit est-il sûr? Cette politique de voyage s’applique-t-elle? »
Dans ce même registre du malaise, le rapport révèle ceci :
-Vols : l’IA est devenue un outil précieux pour dissiper les doutes.
Plus de la moitié des voyageurs consultent régulièrement l’IA pour confirmer l’accès aux salons, les règles relatives aux bagages et les services premium avant de réserver. En effet, ces informations sont souvent dispersées sur les sites web des compagnies aériennes, dans les conditions générales des cartes de crédit et dans les mentions légales, ce qui rend leur interprétation fastidieuse sans l’aide de l’IA.
-Hébergement : l’IA réduit les risques en vérifiant les équipements, les distances et l’adéquation d’une large gamme d’hébergements.
En permettant aux voyageurs de confirmer rapidement les politiques et les détails des établissements, ce qui nécessiterait autrement de consulter plusieurs sources ou de contacter directement les hôtels, l’IA contribue à réduire l’incertitude liée aux réservations.
Se construire une banque de références
Le rapport révèle également qu’« à l’échelle mondiale, une part croissante d’utilisateurs télécharge désormais des images pour étayer leurs requêtes, qu’il s’agisse de menus, de panneaux de signalisation, de monuments, de chambres d’hôtel ou d’informations sur les transports. Cette évolution reflète la manière dont les voyageurs appréhendent le monde : visuellement, intuitivement et souvent dans des environnements inconnus. »




