
Les Émirats arabes unis ont interdit aux compagnies aériennes étrangères de desservir les aéroports internationaux de Dubaï (DXB) et d’Al Maktoum (DWC) jusqu’à nouvel ordre, selon le quotidien indien Economic Times.
Par Catherine McGowan
Le journal indique que l’Autorité générale de l’aviation civile des Émirats arabes unis (GCAA) a informé les transporteurs internationaux le 16 mars que seules les compagnies aériennes basées aux Émirats arabes unis seraient autorisées à maintenir leurs vols à destination et en provenance de ces deux aéroports.
Plus tôt dans la journée du 16 mars, une attaque de drone a provoqué un incendie dans un réservoir de carburant, contraignant l’aéroport de Dubaï à suspendre temporairement tous ses vols.
Un avis publié sur le site web de l’aéroport précisait que cette mesure était une « précaution visant à garantir la sécurité de tous les passagers et du personnel ». Cinq heures plus tard, un autre avis sur le site web annonçait une « reprise progressive de certains vols », mais l’interdiction des compagnies étrangères a été annoncée plus tard dans la journée.
Dans une publication sur X, la compagnie aérienne IndiGo a déclaré que « les autorisations d’atterrissage pour les aéronefs opérant à DXB sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, compte tenu de la situation actuelle dans la région ».
La compagnie aérienne indienne a conseillé aux voyageurs de vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.
L’interdiction faite aux transporteurs étrangers de desservir le pays est un coup dur pour les compagnies aériennes indiennes, car plus de 30 % du trafic international indien provient du Moyen-Orient.
Cette mesure constitue également un frein à la reprise du trafic aérien au Moyen-Orient après des semaines de perturbations à la suite de la frappe aérienne américaine contre l’Iran le 28 février.
Depuis le début du conflit, les compagnies aériennes et les voyagistes se sont efforcés de rapatrier les voyageurs bloqués.
La hausse des prix du carburant qui en a résulté a entraîné une augmentation des coûts, certaines compagnies aériennes augmentant le prix des billets ou appliquant des surcharges pour le carburant.
Malgré ce contexte chaotique, le 13 mars, l’Autorité générale de l’aviation civile (GCAA) a déclaré que les Émirats arabes unis « revenaient progressivement à leurs niveaux d’activité normaux ».
L’autorité de l’aviation a précisé que plus de 1,4 million de passagers « avaient transité par les aéroports du pays entre le 1er et le 12 mars 2026 ».
Les perturbations aux Émirats arabes unis ont incité Air Canada à prolonger la suspension de ses vols vers Dubaï (DXB) au moins jusqu’au 1er mai 2026.




