Guerre et intentions de voyage : « l’impact est mineur » – Serge Malaison, ACTA-Qc

« Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’il y ait des augmentations de tarifs par les compagnies aériennes, et c’est tout naturel dans le cas présent. »

Serge Malaison. Photo: Isabelle Chagnon

Le vice-président du CA d’ACTA-Québec et dg de Voyages Centaure, Serge Malaison, était de passage sur les ondes de Radio-Canada hier lundi pour répondre à quelques questions et ce, afin que le public puisse avoir une meilleure lecture de la situation actuelle.

L’entrevue portait sur la guerre au Moyen-Orient et son impact dans notre industrie, et surtout sur les intentions de voyages des Québécois.

Serge Malaison a expliqué que « l’augmentation du coût du kérosène a un impact direct, actuellement, sur les voyages des Québécois, notamment sur les prix. Mais est-ce que cette augmentation de prix freine les plans de voyages des gens? Non.

« Présentement, nous recevons énormément d’appels des gens qui présentent davantage des inquiétudes face à la guerre, face aux destinations, face aux itinéraires des vols. C’est l’aspect sécurité qui inquiète. Les gens posent des questions pour savoir si leur vol risque d’être détourné ou si leur itinéraire sera modifié.

Mais pour l’instant, l’engouement pour le voyage est le même. Les Québécois désirent voyager et continuent de le faire. Les demandes n’ont pas diminué. »

À la question si les voyageurs cherchent à réduire le nombre de liaisons pour certaines destinations moins populaires, Monsieur Malaison a répondu que oui, et que « c’est tout à fait normal. Et les compagnies aériennes vont essayer le plus possible de faire en sorte que tous leurs vols soient pleins et oui, si un transporteur offrait cinq vols sur une destination, peut-être optera-t-il plutôt pour réduire à trois. Toutes les compagnies aériennes font tout leur possible afin que le service puisse rester comparable. Mais l’impact sera mineur sur nos opérations. Les Québécois qui ont déjà fait leur plan de voyage, ils le gardent.

« Les gens qui voulaient voyager à l’extérieur du pays, vont continuer de le faire. Ces hausses ne vont pas les freiner. Les gens vont continuer d’aller dans le sud ou encore de faire des croisières. »

Itinéraires en autocar en demande

Monsieur Malaison a également attiré l’attention sur ceci : l’engouement des voyageurs pour le Canada et pour les distances moins longues à parcourir est là. Il a ajouté que, selon ses observations, les itinéraires en autocar séduisent en ce moment, pour le Québec et le Canada : « les itinéraires en autocar sont en demande. Certains voyageurs qui voulaient aller en Europe évaluent l’option pour un circuit en autocar d’une semaine dans l’Ouest Canadien ou au Québec. »

D’autres hausses de prix à venir?

Questionné à savoir si d’autres hausses de tarifs pourraient survenir d’ici le début de l’été, Monsieur Malaison a répondu que « les hausses qui viennent d’être annoncées sont assez substantielles. Je crois qu’on va d’abord digérer ces hausses, et que, bien que je ne dispose pas d’une boule de cristal, non, je ne crois pas qu’à court terme, d’autres hausses encore davantage majeures seront annoncées.

Pour écouter l’entrevue dans sa totalité, c’est par ici.

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.