C’est la « Semaine du tourisme halal » chez Open Jaw Québec. Dans ce deuxième article, nous abordons les défis que représente ce marché pour notre industrie.

« Trois concepts sont couramment évoqués dans le secteur du tourisme lié à la communauté musulmane : le tourisme halal, le tourisme adapté aux musulmans et le tourisme islamique. Chacun présente des caractéristiques propres. Le tourisme halal exige que tous les services respectent les normes halal ; le tourisme adapté aux musulmans répond principalement aux besoins des touristes musulmans ; et le tourisme islamique est lié à la religion et se concentre sur les pèlerinages et les sites patrimoniaux. »
Cette introduction met en lumière les subtilités du fait halal que les destinations, les fournisseurs et conseillers en voyage doivent comprendre.
« Contrairement au tourisme conventionnel, le tourisme halal est un parcours rigoureux fondé sur la foi, où chaque expérience – de l’alimentation aux produits pharmaceutiques, en passant par les cosmétiques, la mode et l’hébergement – doit être fiable et transparente. Plus important encore, elle doit être conforme aux croyances des musulmans. »
Le cas du Vietnam
Le Vietnam voit en le tourisme halal un marché très prometteur. Et les autorités prennent conscience de ce que cela implique de vouloir démarcher ce marché :
« Considérée comme la « capitale touristique » du centre-sud du Vietnam, avec ses 1 441 établissements d’hébergement, son ensoleillement généreux tout au long de l’année, sa baie classée parmi les plus belles du monde et sa riche culture cham mêlée à l’islam, Khanh Hoa possède tous les atouts pour attirer les touristes halal, peut-on lire ici.
« Cependant, tous ces avantages ne sont que théoriques, car en réalité, les services les plus élémentaires font défaut. La région ne manque pas de chambres de luxe, mais elle est totalement dépourvue de services conformes aux normes halal et d’un personnel compétent pour les gérer. »
On ajoute que « dans la course à l’attraction des touristes internationaux, le marché musulman représente une véritable mine d’or, aussi prometteuse qu’exigeante. Mais pour exploiter le marché du tourisme halal, il est essentiel de comprendre les musulmans. Leur foi et leur spiritualité sont profondes ; mieux on les comprend, plus il est facile de répondre à leurs besoins. »
Dans ce dossier toujours, on met en relief l’importance, pour les voyageurs de ce marché, de pouvoir clairement identifier les prestations qu’ils recherchent :
« Il faut mettre l’accent sur des éléments essentiels pour aider les voyageurs à maintenir leur foi tout au long de leur voyage, tels que : une nourriture clairement certifiée, des espaces de prière appropriés et de petits détails comme la limitation des boissons alcoolisées dans la chambre… »
Le cas des Maldives
« Les Maldives cherchent à redéfinir leur image touristique en mettant en avant le tourisme halal comme un modèle fondé sur les valeurs, peut-on lire ici. Les autorités ne le présentent plus comme une offre de niche, mais comme une approche centrée sur la dignité des voyageurs musulmans, le respect de la foi et une hospitalité éthique intégrée à l’économie mondiale du voyage. »
On ajoute que « le tourisme halal ne se limite plus à la nourriture ou aux lieux de prière. Il répond à une demande plus large de voyageurs musulmans souhaitant des environnements respectueux de la foi, de la vie de famille, de la pudeur et de l’éthique de consommation.
« En faisant du tourisme halal un axe central, les Maldives tentent de transformer leur identité religieuse et culturelle en levier économique et diplomatique, tout en affirmant leur place dans un marché touristique en pleine croissance. »
Le cas de l’Europe
« Minibars sans alcool, piscines non mixtes, rappels des heures de prière… les séjours destinés à un public musulman sont en plein essor et s’implantent doucement en France et ailleurs en Europe » souligne-t-on en introduction dans cet article intitulé « Tourisme halal, “sacré” business ».




