
Selon un article de la BBC, la compagnie aérienne allemande Lufthansa supprimera 20 000 vols court-courriers en Europe durant l’été, affirmant que la flambée des prix du carburant a rendu de nombreux trajets « non rentables » pour l’entreprise.
Dans son analyse de la situation, la BBC précise que le Golfe demeure une source majeure de carburant aviation, représentant environ 50 % des importations européennes.
La majeure partie transite par le détroit d’Ormuz, que l’Iran a fermé en réponse aux attaques américaines et israéliennes, faisant doubler le prix du kérosène depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Plusieurs autres compagnies aériennes, dont Air France-KLM et Delta, ont également temporairement réduit certains vols, tandis que d’autres ont augmenté le prix des billets pour répercuter ces coûts sur leurs clients.
Les analystes préviennent que les voyageurs doivent s’attendre à de nouvelles hausses tarifaires et à davantage d’annulations si le conflit se poursuit.
Plus près de chez nous, Open Jaw a rapporté que les trois plus grandes compagnies aériennes du pays, soit Air Canada, WestJet et Air Transat, ont toutes procédé à des coupes de trajets et également appliqué une surcharge carburant pour pallier la flambée du prix du carburant depuis le début de la guerre.
Mardi, Lufthansa a annoncé qu’elle économiserait environ 40 000 tonnes de kérosène grâce à ces réductions de vols, réalisées en grande partie par la fermeture de sa filiale CityLine.
La compagnie remboursera les passagers concernés ou les placera sur des vols alternatifs avec ses autres compagnies —SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines et ITA Airways — dans la mesure du possible.
Certaines suppressions de vols pourraient devenir définitives.
Lufthansa a indiqué qu’elle réexaminait l’ensemble de son programme européen et qu’elle communiquerait plus de détails plus tard en avril.




