Iberostar abandonne 12 propriétés Gaviota à Cuba et conserve Cubanacan et Gran Caribe

Le groupe Iberostar rompt ses liens avec Gaviota, la branche touristique de l’armée cubaine (ou Groupement d’entreprises des Forces armées révolutionnaires), et se retire de 12 établissements sur l’île.

Photo: Isabelle ChagnonCuba

Par Shannon VanRaes

Cependant, la multinationale espagnole ne quitte pas complètement Cuba. Le Havana Times rapporte que le voyagiste international continuera d’exploiter des établissements appartenant à Cubanacán et Gran Caribe, des entités étatiques liées aux composantes non militaires de la dictature communiste.

Ainsi, Iberostar va continuer de prendre en charge la gestion de certains hôtels en activité, et se retirer d’autres. Voici :

  • Cubanacán (4 établissements) : Parque Central (La Havane), Selection Varadero, Grand Trinidad, Bella Costa — conservés.
  • Gran Caribe (3 établissements) : Taínos (Varadero), Habana Riviera, Daiquiri (Cayo Guillermo) — conservés.
  • Gaviota/GAESA (12 établissements) : tous ces établissements, désormais exploités directement par Gaviota, ont été retirés du portefeuille hier le 1er juin. Il s’agit notamment du Grand Packard, du Selection Ensenachos, du Selection Holguín, du Coral Holguín, du Selection/Coral Esmeralda, du Selection La Habana, ainsi que de plusieurs propriétés à Varadero et sur les plages des cayos.

Ces établissements, qui appartenaient auparavant à des entités contrôlées par Gaesa, ne font plus partie d’Iberostar Cuba depuis le 1er juin 2026.

Selon 14yMedio, cette décision intervient quelques jours seulement avant l’échéance fixée par les États-Unis, qui exige des entreprises étrangères qu’elles cessent leurs activités avec Gaviota sous peine de sanctions financières, et moins de 24 heures après la cessation des activités de Blue Diamond Resorts à Cuba.

Cette société canadienne privée était un acteur étranger majeur du secteur touristique cubain.

Ses établissements opéraient sous des marques telles que Royalton International, Blue Diamond Resorts Cuba, Blue Diamond Cuba, Memories, Starfish, Mystique et Resonancel.

Le tourisme cubain a atteint un niveau historiquement bas après le blocus imposé par les États-Unis à l’île en début d’année, qui a entraîné la coupure de ses approvisionnements énergétiques et des menaces de droits de douane à l’encontre de ses partenaires commerciaux.

Les citoyens de ce pays communiste sont désormais confrontés à des coupures d’électricité qui durent plusieurs jours, à des pénuries alimentaires et à une raréfaction des fournitures médicales.

Avant cette pénurie d’énergie imposée par les États-Unis, 50 % du produit intérieur brut de Cuba provenait du tourisme, un secteur souvent critiqué pour son rôle de soutien à la dictature militaire en place depuis de nombreuses années.

Dans un communiqué, le voyagiste Sudameria Travel a justifié le départ de Blue Diamond par « la conjoncture actuelle du marché touristique cubain et les difficultés opérationnelles persistantes qui affectent la destination, notamment en matière de logistique, d’infrastructures et d’approvisionnement ».

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