
Le syndicat représentant le personnel de bord de WestJet utilise les réseaux sociaux pour demander à ses membres de se prononcer en faveur d’une grève. Le vote se tiendra jusqu’au 15 juillet.
Les négociations et la conciliation, entamées il y a près de 11 mois, semblent avoir atteint un point mort entre le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la compagnie aérienne.
« Alors que nous poursuivons les négociations en vue d’une convention collective équitable, votre comité de négociation demande à ses membres d’appuyer un MANDAT DE GRÈVE », a écrit la section WestJet du SCFP dans une publication Facebook.
Cela ne signifie pas pour autant qu’une grève aura lieu. « Cela signifie que nos membres sont unis, engagés et prêts à appuyer les priorités de négociation que vous avez définies », a-t-on déclaré.
« Un mandat fort renforce notre position à la table des négociations et envoie un message clair : les agents de bord de WestJet sont unis dans la poursuite d’une entente équitable. »
Le syndicat et WestJet négocient régulièrement depuis septembre 2025 et se rencontrent plusieurs fois par mois afin de parvenir à une entente.
Au cœur du litige se trouve une question de longue date : le mode et le moment de rémunération des agents de bord. Le SCFP et le personnel de cabine affirment qu’ils effectuent en moyenne 35 heures de travail non rémunéré chaque mois, soutenant qu’ils sont « responsables de la sécurité des passagers dès le moment où ils se présentent au travail ».
Dans une publication en ligne qui décrit le processus, WestJet a déclaré « reconnaître le rôle important que joue le personnel de cabine pour assurer la sécurité, le confort et le bien-être de nos passagers sur chaque vol ».
Des conflits similaires ont perturbé le secteur au cours de la dernière année. Plus de 10 000 agents de bord d’Air Canada ont déclenché une grève en août 2025 pour protester contre le travail non rémunéré, notamment le travail au sol.
Le mouvement social s’est soldé par un accord après négociations.




