
La chaîne hôtelière espagnole Meliá fermera ses derniers établissements cubains ce vendredi.
Le groupe hôtelier avait déjà fermé 15 de ses 34 établissements cubains en juin, après la signature par le président américain d’un décret exigeant des entreprises étrangères qu’elles rompent leurs liens avec le conglomérat touristique cubain lié à l’armée, sous peine de sévères sanctions.
Selon un communiqué de l’AFP, l’entreprise hôtelière Meliá a informé cette semaine les régulateurs espagnols des marchés boursiers de la pression exercée par l’administration américaine, notamment par le biais de sanctions, qui a rendu « impossible […] le maintien d’une stabilité opérationnelle minimale ».
Ilha Bela Gestao E Turismo, la filiale portugaise de Meliá, gérait les activités de l’entreprise à Cuba depuis les années 1990. Elle gérait les opérations de l’entreprise sur l’île, avec un total de 14 000 chambres réparties à travers le pays.
Cependant, le tourisme à Cuba a connu une baisse significative ces dernières années, en raison des sanctions économiques imposées par les États-Unis. Ces sanctions ont entraîné une pénurie d’énergie sur l’île, ce qui a eu un impact négatif sur l’industrie hôtelière.
Les résidents de ce pays communiste font face à des coupures d’électricité prolongées, à des pénuries alimentaires et à une insuffisance croissante en matière de fournitures médicales.
L’actuelle administration américaine a également menacé d’envahir l’île.
Comme l’a rapporté précédemment Open Jaw, de nombreux opérateurs touristiques étrangers ont quitté Cuba ces derniers mois, notamment Blue Diamond Resorts, qui a cessé ses activités sur l’île en avril dernier.
L’entreprise privée canadienne était un acteur majeur de l’industrie touristique de l’île. Elle exploitait des hébergements sous des marques telles que Royalton International, Blue Diamond Resorts Cuba, Blue Diamond Cuba, Memories, Starfish, Mystique et Resonancel.
Le groupe Iberostar a également mis fin à sa collaboration avec le groupe Grupo de Turismo Gaviota, lié à l’armée cubaine. Toutefois, la multinationale espagnole ne s’éloigne pas complètement du pays.
Selon le Havana Times, l’entreprise continuera à gérer des établissements détenus par Cubanacan et Gran Caribe, des entités étatiques liées aux composantes civiles de la dictature communiste cubaine.
La chaîne hôtelière Aston à Cuba, gérée par l’entreprise Archipelago International basée à Jakarta, a quant à elle décidé de quitter l’île.




