
Plusieurs pays européens ont désactivé temporairement le nouveau système d’entrée/sortie de l’UE (EES) pendant les périodes de forte affluence touristique cet été afin d’éviter les longues files d’attente aux frontières.
Par Catherine McGowan
Selon le Times, la Grèce, la France, le Portugal et l’Espagne sont quelques-uns des pays qui ont recours à cette mesure d’urgence permettant la suspension temporaire des contrôles EES dans des « circonstances exceptionnelles ».
L’aéroport de Rome Fiumicino a également confirmé qu’il suspendrait le système numérique si nécessaire.
Comme l’a déjà souligné Open Jaw, le programme EES a suscité des inquiétudes depuis son introduction.
En juillet, le Conseil international des aéroports européens (ACI) avait averti que sa mise en œuvre pourrait entraîner des temps d’attente allant jusqu’à cinq heures dans certains aéroports pendant la haute saison estivale.
Heureusement, ces scénarios apocalyptiques n’ont pas eu lieu, en grande partie grâce à une disposition qui permet aux États membres de suspendre temporairement le traitement biométrique, à condition d’en informer les autorités frontalières.
Cette mesure temporaire doit prendre fin à la mi-septembre, selon l’agence européenne des frontières, Frontex. Bien que des organisations professionnelles aient plaidé en faveur du maintien de cette souplesse, la collecte de données biométriques ne sera pas prolongée.
Le système EES remplace les tampons dans les passeports pour les voyageurs non européens qui entrent dans l’espace Schengen (29 pays) pour des séjours de 90 jours maximum, y compris les Canadiens.
Désormais, les voyageurs doivent se soumettre à un enregistrement biométrique, comprenant la numérisation de leur passeport et la prise d’une photo et d’empreintes digitales.
Ce système a été mis en place dans certains aéroports en octobre 2025 avant d’être déployé dans l’ensemble de l’espace Schengen en avril 2026.
Bien que la possibilité de suspendre la collecte des données biométriques ait contribué à réduire la congestion, les organisations aéroportuaires affirment qu’elle n’a pas permis d’éliminer totalement les retards, alors qu’on attendait environ 40 millions de passagers supplémentaires dans les aéroports européens en juillet et août.




