Annulation soudaine de réservation et ajustement surprise à la hausse de prix, tels sont les motifs mis sur la table par des voyageurs pour justifier le dépôt d’un recours collectif au Québec.

C’est CTV News qui a sorti la nouvelle hier, nouvelle qui surprend forcément notre industrie.
Le recours collectif vise un nombre impressionnant de fournisseurs : Vacances Air Canada, Transat, Vacances Sunwing et Vacances WestJet, mais aussi Voyages Bergeron et Voyages à Rabais.
Le produit en cause : des forfaits vacances. La pratique dénoncée : annulation soudaine et hausse de prix après achat.
Comment l’histoire a commencé
CTV News rapporte que le recours collectif fait suite à la plainte d’un Québécois qui affirme avoir réservé un voyage au Mexique, forfait tout-inclus, avec vols opérés par Air Transat, sur le site Internet de Voyages Bergeron, pour environ 700 $.
« La personne explique avoir effectué la réservation, reçu une confirmation d’achat, mais que celle-ci a été annulée le soir même. » Puis « elle a alors découvert que d’autres Québécois avaient vécu des situations similaires, ce qui l’a incitée à entreprendre des démarches juridiques. »
Une demande d’action collective aurait donc été déposée devant la Cour supérieure du Québec, selon les informations obtenues par CTV News.
« La demande vise à obtenir des dommages-intérêts compensatoires et punitifs pour les Québécois ayant effectué une réservation sur le site Internet d’un des défendeurs, aux alentours du 1er septembre, mais dont le prix a par la suite augmenté ou dont la réservation a été annulée en raison d’une erreur de prix » rapporte le média.
Un cabinet d’avocats représentant le recours
Un cabinet d’avocats montréalais, Lambert Avocats, a été mandaté pour représenter le recours collectif. Celui-ci a déclaré à CTV News que « les défendeurs nommés dans la poursuite n’ont pas respecté les dispositions du Code civil et de la Loi sur la protection du consommateur du Québec, qui protègent les consommateurs contre les pratiques potentiellement abusives des commerçants ».
Notre industrie connait le principe : « Lors de l’achat d’un forfait voyage auprès d’une agence de voyage ou d’un voyagiste, le consommateur conclut un contrat dûment formé à distance avec le commerçant », a précisé le cabinet d’avocats.
« L’obligation principale du commerçant est de livrer le bien ou de fournir le service prévu au contrat. De plus, il est également prévu que le bien ou le service soit conforme à sa description, que ce soit dans le contrat, dans une déclaration ou dans une publicité. »
Le montant des dommages-intérêts compensatoires et punitifs n’ont pas encore été déterminés.
Le média rapporte que selon le cabinet d’avocats, « les Québécois qui répondent aux critères du recours collectif proposé y sont automatiquement inscrits. Les personnes concernées sont invitées à communiquer avec le cabinet pour partager leur expérience. »




