
C’est la Semaine Transat Distribution Canada. En ces lendemains de l’événement phare de l’année pour ce regroupement d’agences, le Rendez-vous 2026, Open Jaw Québec partage des sujets discutés avec la direction de TDC lors d’une entrevue réalisée avant l’événement.
Open Jaw Québec : Quel est l’impact du malheur entourant Cuba sur les ventes Soleil dans les agences de TDC? Comment le réseau s’est-il ajusté à la disparition de l’offre? Et quelles sont vos observations concernant la réaction de la clientèle face à ce changement?
Karine Gagnon, directrice générale de TDC : « L’impact est énorme dans le marché Sud. Cuba représentait beaucoup de capacité. Un arrêt des opérations comme celui-ci, en pleine saison d’hiver l’année dernière, a eu pour conséquence de très nombreuses annulations. De plus, Cuba est un marché très particulier, incomparable en termes de prix. La situation a été très difficile.
Dans nos agences, nous avons été capables de repositionner les clients dans une proportion de 15 à 20 % de la clientèle. N’oublions pas que l’arrêt s’est produit en pleine haute saison.
Les tours opérateurs et les compagnies aériennes ont bien entendu redéployé les voyages et les vols vers d’autres destinations. Mais quand on est en février, on fait affaire avec la pression de la haute saison et les prix sont élevés. Pour cette raison, cela a été difficile d’en récupérer. »
À quoi s’attendre pour la haute saison qui vient
Karine Gagnon nous parle de ce qui s’en vient : « Maintenant, si je regarde vers l’avant, vers l’année qui vient, il n’y aura pas d’offre sur Cuba, c’est certain. Mais je pense que, comme nous avons eu du temps pour planifier la prochaine saison, nous avons pu identifier les alternatives à Cuba. Ces alternatives seront plus chères que Cuba, mais je pense que nous avons bien rebondi pour bien récupérer le marché manquant de Cuba. »
Open Jaw Québec : Quelles sont vos observations sur la capacité d’avant qui était offerte sur Cuba? Où se trouve cette capacité pour la prochaine saison?
Karine Gagnon : « De façon générale, ça se passera du côté du Mexique et de la République dominicaine. Nous remarquons déjà que nos ventes sur ces deux destinations sont plus élevées. Ces deux pays sont ceux où principalement les clients se tournent.
Pour les opérations, la situation n’est pas facile, car cela impose beaucoup de changements. Dans les agences, cela veut dire beaucoup de travail pour convaincre les clients d’aller passer leurs vacances dans une autre destination que Cuba. Mais en même temps, je pense que c’est une belle opportunité pour faire découvrir de nouvelles destinations aux clients.
Pour nos agences, nos projections pour l’année fiscale qui se terminera le 31 octobre prochain, indiquent que nous terminerons l’année avec 2 % de moins seulement de départs vers le Sud, comparativement à 2025. Compte tenu de tous les impondérables, j’estime que nous tirons très bien notre épingle du jeu ».




