Les intentions de voyage en Europe en léger recul pour l’été 2025

Les Cinque Terre en Italie. Photo: Jack Ward

Selon le dernier Baromètre des voyages long-courriers 2/2025 de la Commission européenne du tourisme (ETC), les intentions de voyage vers l’Europe connaissent un léger déclin pour l’été 2025.

Seuls 39 % des répondants prévoient de visiter l’Europe cette année, contre 41 % l’année dernière.

Cependant, 57 % des principaux marchés internationaux ont encore l’intention de voyager à l’étranger entre mai et août.

Selon TravelMole, la baisse observée est particulièrement marquée dans plusieurs marchés clés.

Aux États-Unis, seuls 33 % des répondants envisagent de se rendre en Europe cette année, soit une baisse de 7 % par rapport à l’année dernière. Les principaux facteurs qui expliquent cette baisse sont l’accessibilité financière et l’instabilité politique.

Le Canada suit cette tendance, avec une baisse de 5 % des intentions de voyages, soit 37 %. Le Brésil enregistre également un recul de 6 %, mais les jeunes et les personnes à revenus élevés sont toujours très enthousiastes.

Le Japon se distingue par son taux d’intérêt parmi les plus bas, avec seulement 13 % des répondants envisageant l’Europe. Cette prudence s’explique par le vieillissement de la population japonaise, ainsi que par la faiblesse du yen, qui constitue un facteur dissuasif.

Toutefois, en Corée du Sud, 30 % des personnes interrogées ont déclaré que l’Europe, en particulier la France, l’Espagne et l’Italie, était leur destination préférée.

À l’encontre de cette tendance générale, la Chine est le seul marché à connaître une croissance importante. Stimulés par la reprise économique et l’évolution des préférences des consommateurs, 72 % des répondants chinois envisagent désormais de se rendre en Europe, ce qui représente une augmentation notable de 10 % par rapport à l’année dernière.

L’Australie connaît également une progression positive, quoique plus modeste, avec 40 % des répondants qui envisagent de se rendre sur le vieux continent.

La perception de l’Europe comme destination coûteuse demeure le principal obstacle au voyage. En effet, près de la moitié des personnes qui n’envisagent pas de visite dans la destination évoquent ce facteur, soit une augmentation de 7 % depuis 2024.

D’autres facteurs influencent aussi le comportement des consommateurs, comme le temps de vacances limité ou la préférence pour les voyages au pays, qui sont particulièrement marqués dans les marchés japonais et australien.

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