« Remplacer les vols court-courriers par des trains à grande vitesse pourrait réduire les émissions de 95 %. 424 grandes villes seront reliées aux ports, aux aéroports et au réseau ferroviaire dans le cadre des plans RTE-T de l’UE. »

Voilà l’intro de la liste des arguments longue comme un chemin de fer que les tenants du projet 21st Europe affichent dans leur site Internet.
Le projet 21st Europe ?
Oui, c’est son nom. Mais un autre nom devra être appris par cœur : Starline.
Reprenons du début :
Un groupe d’individus de Copenhague réfléchit actuellement à un trip de train du tonnerre : le projet 21st Europe consiste en un réseau ferroviaire à grande vitesse à l’échelle de l’Europe, qui fonctionnerait comme un métro. Autrement dit : un réseau unifié d’itinéraires sur rails.
Ce réseau est déjà baptisé Starline et on lui greffe des ambitions de relier 39 destinations dans les pays européens et trois autres hors de l’Union Européenne : le Royaume-Uni, la Turquie et l’Ukraine.
La réflexion à la source du projet
Le groupe copenhagois en est venu à cette réflexion :
« L’Europe a toujours été façonnée par le mouvement. Pendant des siècles, ses routes et ses voies ferrées ont transporté commerçants, penseurs et rêveurs, tissant des liens entre les cultures et réduisant les distances. Le train a autrefois défini ce rythme : il a propulsé l’industrie, façonné les villes et incarné l’idée même d’un continent connecté.

« Mais aujourd’hui, le réseau ferroviaire européen reflète sa complexité politique : fragmenté, inégal, souvent lent.
Le transport à grande vitesse s’est par défaut tourné vers l’avion, tandis que le rail est à la traîne, disjoint par les frontières nationales, des systèmes obsolètes et un manque de cohésion. Résultat ? Une Europe qui semble moins connectée qu’elle ne le devrait. »
Starline est la solution en poche pour changer cela.
Les ambitions se traduisent ainsi :
« Plus qu’un réseau ferroviaire à grande vitesse, c’est une refonte de la manière dont le design, la technologie et la culture peuvent créer des infrastructures fluides, durables et stimulantes.
Imaginez des trains à grande vitesse bleus traversant sans effort les frontières, transformant un patchwork de lignes nationales en une expérience unique et unifiée. »
Mmmm. Pas mal comme décor! Et la vitesse dans tout ça ?
« Le nouveau système sera, selon les estimations, 30 % plus rapide que la route et le transport ferroviaire actuel, les trains circulant à une vitesse de 300 à 400 km/h » soutient le groupe copenhagois.

Cap sur 2040
L’objectif de 21st Europe est de faire fonctionner le réseau d’ici 2040.
« Il est indéniable qu’un système ferroviaire à l’échelle de l’Europe serait extrêmement populaire auprès des voyageurs » disent les observateurs dont Euro News.
Le réseau de Starline en bref :
-les wagons ne seront pas divisés par classes mais par espaces répondant à des besoins différents, comme des zones calmes ou des sections réservées aux familles
-on projette que le réseau Starline soit long de 22 000 kilomètres, visant à relier 39 destinations dans les pays européens, avec des lignes desservant également le Royaume-Uni, la Turquie et l’Ukraine
-à titre d’exemple, on estime que le système pourra faire voyager les passagers d’Helsinki à Berlin en un peu plus de cinq heures
-on justifie le projet comme n’étant plus seulement une question de commodité : « c’est une nécessité stratégique pour la résilience de l’Europe au XXIe siècle » soutient le groupe.
À suivre !





