On a encore un peu de temps devant nous avant son implantation, mais il s’en vient néanmoins plus vite que prévu : le Japon avise que les voyageurs devront obtenir le JESTA non plus dès 2030, mais dès 2028.

Le JESTA, c’est une autorisation électronique pour voyager (en anglais : Japan Electronic System for Travel Authorization). Ceux qui devront l’obtenir pour pouvoir entrer au Japon, ce sont tous les touristes originaires des pays aujourd’hui exemptés de visa pour le Japon (comme le Canada) et qui séjourneront dans le pays durant 90 jours ou moins.
Pourquoi?
Le gouvernement japonais justifie la mise en place du JESTA pour répondre à ces deux objectifs principaux :
- pré-filtrer les voyageurs et identifier les individus « potentiellement à risque » avant leur arrivée sur le territoire japonais;
- mieux encadrer le tourisme et rassurer les résidents.
On prétend aussi que son implantation officielle a été devancée de deux ans « pour répondre aux enjeux de sécurité et de contrôle migratoire ».
Selon la plateforme Japan Experience, cette autorisation permettra, pour le Japon, « de contrôler efficacement les arrivées sur le territoire et d’écourter les passages à la douane ».
« Le JESTA a également pour vocation de réduire les dépassements de séjour (au nombre de 49 800 en 2016) et de lutter contre les incivilités, en collectant les données des utilisateurs. Il facilitera ainsi le quotidien du gouvernement, tout comme celui des voyageurs prêts à débourser quelques yens pour obtenir le précieux sésame. »
Ce sont les voyageurs affaires et loisirs de quelque 72 pays qui devront se plier à cette formalité.
Quelles seront les informations demandées
On présente le processus comme étant aussi simple que celui des déclarations papiers à fournir aux services des douanes. Les informations demandées seront :
- lieu de résidence au Japon
- la durée et le but du séjour
- numéro de passeport qui servira d’identifiant.
Les voyageurs devront remplir le formulaire en ligne de cette autorisation quelques jours avant leur départ.




