
Naviguer en Polynésie ou à travers les glaces des pôles Nord et Sud, c’est ce que propose Ponant. Le croisiériste tenait un événement mardi soir à l’hôtel Four Seasons, à Montréal, pour mieux faire connaître ses produits.
Après cocktails et bouchées, une séance d’informations s’est tenue en compagnie d’Erica Barbour, directrice du développement des affaires de Ponant dans l’Est du Canada, et du commandant Patrick Marchesseau, qui était de passage à Montréal pour participer au Sommet sur le transport maritime dans l’Arctique.
Principal capitaine du Commandant Charcot, un brise-glace de luxe qui a navigué l’hiver dernier sur les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent, Patrick Marchesseau est affecté cette année au navire Paul-Gauguin, qui évolue dans le Pacifique Sud.

Après un arrêt de six semaines au printemps afin d’effectuer des travaux de plusieurs millions, notamment pour rénover complètement l’un des trois restaurants et aménager des cabines communicantes pour les familles, le Paul-Gauguin sera de la partie cet hiver, au départ de Tahiti.
Les amateurs de promenades et de sports nautiques pourront trouver leur compte sur le bateau, qui offre notamment un choix important d’excursions terrestres, qui s’ajoutent cependant au prix de la croisière.
«Nous avons des moniteurs de plongée à bord en permanence. Et des kayaks», indique aussi Erica Barbour.
Pouvant recevoir 330 passagers, le navire offre des cabines et des suites, dont 70 % possèdent un balcon privé.

Le Saint-Laurent et son golfe
Alors qu’il sera de retour au Québec en février et mars 2027, le navire Commandant Charcot a fait l’objet d’une longue présentation.
Selon Patrick Marchesseau, qui a donné une entrevue à Open Jaw Québec, les croisières de l’hiver dernier sur le Saint-Laurent n’ont pas été aussi remplies qu’espéré, mais Ponant s’attend à beaucoup mieux en 2027.
«On pense que ça devrait bien marcher la saison prochaine. Les gens sont curieux et veulent en apprendre plus sur cet itinéraire. Et nous avons maintenant de nombreuses photos à leur montrer», assure-t-il.
En 2025, la croisière avait attiré une majorité de Français. Le commandant Marchesseau dit cependant avoir parlé sur le bateau à des Québécois qui ont soutenu redécouvrir le Québec.
«Ils m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vu l’hiver de cette façon-là et qu’ils n’avaient jamais fait autant d’activités. Ski, raquettes, traîneau à chiens. Ils étaient aussi intéressés par le volet culturel, aller à la rencontre des Premières Nations à Sept-Îles», déclare-t-il.
Le commandant affirme avoir été marqué par l’hospitalité des Québécois. Il fait un parallèle entre ceux-ci et les Polynésiens. «Ils ont le cœur sur la main et la même volonté d’accueillir les touristes».

Entendre la glace craquer
Conçu spécialement pour naviguer au pôle Nord, le Commandant Charcot y passe tous ses étés et un hiver sur deux en Antarctique.
Dans l’hémisphère nord, il se rend entre autres au Groenland, ce qu’il fera à partir de Montréal en mars 2027. «À cette période au Groenland, la neige est encore d’un blanc immaculé. Et vous êtes certains de voir des blanchons. C’est aussi le temps des aurores boréales», fait savoir M. Marchesseau.
«Pour les croisières d’hiver, vous devriez considérer le Groenland plutôt que l’Alaska, ajoute Erica Barbour. C’est encore aujourd’hui peu connu, c’est moins touristique et c’est une expérience plus authentique».
Par ailleurs, l’ouverture des ventes pour les croisières en Antarctique lors de l’hiver 2027-2028 se fera le 11 décembre prochain, une croisière que le commandant Marchesseau qualifie de «forte en paysage et en émotion».
Ponant prévoit pour l’occasion offrir notamment le tour complet du continent antarctique, un séjour de près de deux mois.
«C’est la première fois qu’un navire passager brise-glace va faire cet itinéraire. Si vous avez des clients intéressés, vous pouvez me contacter. Nous sommes en prévente, ça ne vous engage à rien», demande Mme Barbour.
Notons également que grâce à l’acquisition d’une participation majoritaire dans Aqua Expeditions en janvier dernier, Ponant peut maintenant dire qu’il se rend jusqu’aux Galapagos.
«J’ai toujours dit qu’on allait partout, sauf aux Galapagos. Ce n’est plus le cas maintenant», a lancé la directrice du développement des affaires.




