
Des pilotes d’Air Transat, représentés par l’Association internationale des pilotes de ligne (ALPA), ont fait du piquetage à l’aéroport Montréal-Trudeau, hier, pour dénoncer « la lenteur des négociations » avec la compagnie aérienne. Ils ont aussi organisé un piquet d’information à l’aéroport Pearson de Toronto et devant le siège social d’Air Transat à Montréal.
Selon un communiqué de l’ALPA, les pilotes d’Air Transat ont entamé les négociations avec la compagnie aérienne en janvier de cette année, pour leur nouveau contrat.
Le 19 septembre, les deux parties ont entamé une période de conciliation qui devait se poursuivre jusqu’au 18 novembre.
Si aucun accord n’est conclu d’ici là, une période de réflexion de 21 jours débutera le lendemain, soit le 19 novembre.
La période de réflexion prendrait fin le 10 décembre, après quoi le syndicat pourra déclencher une grève ou la direction pourra imposer un lock-out.
Les pilotes d’Air Transat visent à obtenir des salaires, des conditions de travail et une qualité de vie « conformes aux normes de l’industrie », est-il souligné dans le communiqué.
Selon l’ALPA, les deux parties restent très éloignées sur la plupart des enjeux clés, la direction « négociant lentement », alors que la date limite pour une éventuelle grève approche.
« Nous avons montré aujourd’hui que nous sommes tout à fait prêts à nous mettre en grève si c’est ce qu’il faut faire pour améliorer notre contrat complètement dépassé datant d’il y a 10 ans, a déclaré le commandant Bradley Small, président du Conseil exécutif supérieur d’Air Transat de l’ALPA. Nous exigeons un contrat moderne, et nous espérons que la direction reconnaîtra notre détermination et reviendra à la table des négociations, prête à négocier de bonne foi. »
Mise à jour – 19 novembre : des progrès significatifs selon Air Transat
De son côté, Air Transat affirme avoir réalisé des progrès significatifs. Dans une déclaration envoyée à Open Jaw Québec, le transporteur a précisé:
« Nous avons réalisé des progrès significatifs dans les derniers mois et demeurons pleinement engagés à la table. D’entrée de jeu, nous avons convenu avec le syndicat de procéder à une refonte complète de la convention collective, et les deux parties étaient conscientes du calendrier nécessaire afin d’assurer un travail rigoureux.
Dans cet esprit, nous avons débuté les négociations en janvier dernier — trois mois avant l’expiration de la convention collective. L’échéancier demeure raisonnable pour un travail d’une telle envergure. À titre de référence, la moyenne dans l’industrie pour une mise à jour régulière d’une convention collective est d’environ 18 mois.
Nous demeurons confiants de trouver une entente négociée à la table, reflétant les réalités du marché et de l’entreprise. Malgré la fin de la période de conciliation, nous poursuivons les discussions avec les conciliatrices désignées. Plusieurs dates de négociations ont déjà été planifiées jusqu’à la fin du mois.
Les piquets d’information font partie du processus de négociation, et nous respectons le droit de nos pilotes à s’exprimer. Il n’y a eu aucune incidence sur notre programme de vols et nos opérations. »




