
Demain mercredi 3 décembre, les pilotes d’Air Transat, représentés par l’Air Line Pilots Association, Int’l (ALPA), ouvriront un centre de grève près de l’aéroport international Montréal-Trudeau.
Selon un communiqué de l’ALPA, il s’agit de la prochaine étape vers une grève, alors qu’ils exercent de la pression sur la direction pour obtenir un contrat moderne après près d’un an de « négociations infructueuses », selon eux.
Ils précisent que lors de l’ouverture du centre de grève, le Conseil exécutif principal d’Air Transat annoncera les résultats du vote de grève, qui a débuté le 17 novembre et se termine aujourd’hui, le 2 décembre.
Selon l’ALPA, le centre de grève servira de quartier général pour toutes les opérations syndicales en cas « d’éventuelle grève des pilotes ».
Le centre sera utilisé comme centre d’appels, centre de suivi des vols et des pilotes, et point de rassemblement pour les volontaires et le matériel de grève si les pilotes d’Air Transat sont contraints de mener une grève légale.
Le point de vue d’Air Transat
Si la menace de grève est bien réelle selon les pilotes, Air Transat, de son côté, présentait il y a deux semaines, un autre son de cloche à Open Jaw Québec.
La compagnie aérienne précisait que des progrès significatifs avaient été réalisés en matière de négociations entre les deux parties et que l’entreprise était confiante qu’elle allait parvenir à une entente.
« Nous avons réalisé des progrès significatifs dans les derniers mois et demeurons pleinement engagés à la table, a déclaré Alex-Anne Carrier, porte-parole pour l’entreprise, par courriel. D’entrée de jeu, nous avons convenu avec le syndicat de procéder à une refonte complète de la convention collective, et les deux parties étaient conscientes du calendrier nécessaire afin d’assurer un travail rigoureux. »
« Dans cet esprit, nous avons débuté les négociations en janvier dernier — trois mois avant l’expiration de la convention collective. L’échéancier demeure raisonnable pour un travail d’une telle envergure. À titre de référence, la moyenne dans l’industrie pour une mise à jour régulière d’une convention collective est d’environ 18 mois. »
« Nous demeurons confiants de trouver une entente négociée à la table, reflétant les réalités du marché et de l’entreprise. Malgré la fin de la période de conciliation, nous poursuivons les discussions avec les conciliatrices désignées. Plusieurs dates de négociations ont déjà été planifiées jusqu’à la fin du mois. »




