Depuis plusieurs jours, un appel au boycott des matchs de la FIFA qui auront lieu aux États-Unis, entre autres, en juin et juillet cet été, se discute dans les porte-voix, non seulement des fans, mais aussi des Fédérations de soccer.
Et les seconds y songent à cause des premiers.
Explications.

Open Jaw Québec aborde le sujet ici car ces matchs de la FIFA nourrissent un marché touristique, non seulement bien réel, mais aussi extrêmement lucratif. Nombreux sont les voyageurs qui voyagent à travers le monde pour assister à ces matchs.
Ceci étant dit, ça discute boycott à cause de ceci :
D’abord, des fans d’un peu partout dans le monde, qui ont acheté des billets pour les matchs ou qui sont sur le point de le faire, remettent en question leur projet de voyage aux États-Unis car ils craignent d’être importunés par les agents de l’ICE aux États-Unis.
Pour rappel, Open Jaw Québec abordait cette partie du sujet dans notre article intitulé ÉU : les voyageurs contrôlés par la police ICE dans les aéroports.
Puis, les Fédérations de soccer, et particulièrement celles en Europe, se questionnent sur, est-ce que ce qu’elles viendront chercher, en faisant participer leurs joueurs aux matchs de la FIFA (et à coup de $$$), est encore garanti :
« La question des supporters, elle est étroitement liée à la question de l’ambiance dans les stades. Les Fédérations se questionnent sur ceci, à savoir comment va-t-on vraiment réaliser cette grande fête du soccer si les fans ne viennent pas ou si on ne permet pas aux fans de venir?
« Car les fans apportent avec eux une véritable ambiance, une vraie joie de vivre » expliquait il y a quelques jours Pierre-Antoine Denis, journaliste à la BBC à Londres, dont le sujet de la géopolitique du sport est l’une de ses spécialités, sur les ondes de Radio-Canada.
« Les Fédérations se disent, sans les fans, ça ne sert absolument à rien de venir. C’est pour cette raison que les Fédérations discutent d’un possible boycott venant d’elles-mêmes. Et si les Fédérations appellent au boycott, elles le diront de cette façon : « c’est vraiment dommage, mais si on n’a pas nos fans, on doit essayer de mettre de la pression sur Donald Trump » » ajoutait Monsieur Denis pour expliquer pourquoi certaines Fédérations songent actuellement au boycott.
Ajoutons dans l’explication que l’impact d’un événement comme celui de la FIFA est majeur sur l’économie mondiale du tourisme, et que cet événement majeur a lui aussi besoin de l’économie qu’elle suscite.
Le principe de l’œuf et la poule, en quelque sorte.
Une réaction tendance
Nos recherches sur le sujet ont révélé que des appels au boycott du genre, sur la tête d’événements sportifs, festifs ou autre, s’inscrivent dans une tendance grandissante remarquée, alors que des peuples, peu importe le fait que les unissent, sont de plus en plus alertes et partants pour remettre en question le sens de la réalisation d’un grand événement comme une compétition sportive, dans tel ou tel pays qui ne respecte pas telle ou telle chose.
Pourquoi?
Pour faire pencher la balance du côté souhaité.
Notons en terminant que cet appel potentiel au boycott des matchs de la FIFA pourrait ne pas avoir des répercussions uniquement aux États-Unis : des matchs de la prochaine édition de la FIFA sont également prévus au Mexique et au Canada.




