Initiative d’ailleurs : joindre le touriste au scientifique

Joindre l’utile à l’agréable, ou l’agréable à l’utile, et bien dans notre industrie, ça passe notamment par joindre le touriste au scientifique.

Dirigeons-nous en Antarctique aux côtés de compagnies de voyage qui offrent des croisières d’expédition pour les touristes, tout en les invitant à se rendre également utiles à la science.

Photo : Bob Brewer/Unsplash

C’est le cas d’Intrepid Travel, qui vend ses voyages partout dans le monde, dont au Canada.

Plus que des voyages, en fait, l’entreprise propose également des programmes de science participative.

Voici comment Intrepid Travel décrit son initiative :

« La science participative permet de mobiliser des milliers de voyageurs à travers le monde pour observer, enregistrer et documenter les phénomènes naturels. C’est particulièrement utile dans des destinations reculées et isolées comme l’Antarctique. »

« Des programmes de science participative comme le nôtre à bord de l’Ocean Nova contribuent à la collecte de données précieuses qui nous permettent de mieux comprendre l’Antarctique et les enjeux auxquels il est confronté.

Lors de chaque voyage en Antarctique, vous avez l’opportunité d’observer, d’enregistrer et de documenter les phénomènes naturels dans le cadre d’un projet de collaboration avec des scientifiques antarctiques.

Notre coordinateur dédié à la science participative animera des initiatives destinées aux passagers afin d’optimiser notre contribution à la recherche scientifique. Les données collectées contribueront directement à une meilleure compréhension du changement climatique et de ses effets sur les régions polaires. »

Mais qu’est-ce qui a donné naissance à ce rapprochement entre tourisme et science?

D’abord, l’idée émane de ce genre de situation :

« Lorsqu’un virus fait des dommages dans une région reculée du monde comme en Antarctique, plutôt que de dissuader les voyageurs d’y aller, certaines compagnies de croisières expéditions recrutent désormais activement des participants, qui sont à bord, pour combler le manque de connaissances sur le sujet » peut-on lire dans cet article qui n’a pas que des bonnes nouvelles à annoncer dans un contexte où l’humain est souvent responsable de l’arrivée d’un virus en terre éloignée, mais reconnait le rapprochement aidant entre tourisme et science.

On ajoute ceci :

« Peu de scientifiques sont capables de voyager pendant de longues périodes, peuvent obtenir le soutien financier nécessaire et sont suffisamment informés pour se rendre en Antarctique pour mener de nouveaux projets de recherche. Mais la plupart des opérateurs de navires de croisière d’expédition en Antarctique organisent un programme de science citoyenne.

« De nombreux navires de tourisme visitent des colonies qui ne sont pas régulièrement visitées et analysées par les scientifiques ou les programmes nationaux. Ils offrent donc une paire d’yeux supplémentaire dans la région et peuvent être très utiles pour identifier et signaler les cas suspects de maladies, ou les cas de mortalité inhabituels qui pourraient autrement passé inaperçus. »

« De plus, de nombreux navires visitent les mêmes endroits année après année et peuvent fournir des informations précieuses sur les changements dans les colonies d’animaux sauvages. La saison dernière, de nombreux cas suspects de maladies et de mortalité signalées dans la région subantarctique, ont été découverts et signalés par des navires de tourisme. »

« Initiative d’ailleurs » est une rubrique qui espère inspirer les lectrices et lecteurs d’Open Jaw Québec dans leur travail et dans leur volonté de se démarquer. Accéder à toutes les rubriques déjà publiées en consultant la section « Initiative d’ailleurs » de ce site ou en inscrivant « Initiative » dans la fenêtre de recherche

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.