Sans blâmer les compagnies aériennes qui doivent négocier avec une hausse soudaine imposée du tarif du kérosène, ça chatouille néanmoins le nerf sensible d’assister à certaines équations directes que font ouvertement les entreprises.

La compagnie aérienne United Airlines a annoncé qu’elle augmente ses frais pour les bagages et ce, à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Sans que ce soit précisé noir sur blanc, le consommateur peut, par lui-même, faire ce lien : les bagages sont synonymes de poids à transporter, et qui dit poids dit pompage accru du jus. Mais on ne peut pas blâmer quiconque de se gratter, néanmoins, le cuir chevelu, face au lien direct qui est justifié entre les deux (frais bagage et guerre) : marketingement parlant, ça reste boiteux.
La compagnie aérienne JetBlue a elle aussi augmenté ses frais de bagages enregistrés, de 9 $US, en début de semaine dernière et pour les périodes de forte affluence. Même si on se doute fort bien que le point de départ du geste, c’est la flambée de la facture à payer pour le kérosène, JetBlue a peut-être le mérite d’avoir indiqué que la facture plus élevée pour les bagages « contribue à maintenir la compétitivité des tarifs de base ».
Pourquoi ça chatouille…
Qu’une entreprise affirme ouvertement qu’elle augmente ses frais bagages à cause d’une guerre, c’est planter une petite graine dans le potager des surcharges sonnantes et trébuchantes. La mode étant de décortiquer les frais, sur une facture, sous prétexte de faire preuve de transparence, habituer l’œil nu à voir une liste de plus en plus longue de petits caractères pour tout et n’importe quoi, ouvre une porte, celle qui a toujours le dos large pour prétexter… tout et n’importe quoi.
Hausse du prix du rap au poulet à bord, à cause de la guerre.
Genre.




