La situation a le potentiel de faire délirer l’imaginaire de tout le monde : un autre virus au pouvoir mortel sur l’humain vient de se manifester par la même porte qu’est entré le virus de la Covid 19 dans nos vies au tournant de 2020 : un bateau de croisière.

Ce virus s’appelle hantavirus et à l’heure actuelle, il aurait été responsable de la mort de trois passagers et du confinement de tous les autres qui voyagent en ce moment à bord du navire MV Hondius de la compagnie de croisière néerlandaise Oceanwide Expeditions.
Des 149 passagers et membres d’équipage actuellement à bord, quatre sont des Canadiens.
Il s’agirait d’un premier cas d’hantavirus, on parle encore d’un « présumé foyer d’infection » mais néanmoins, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclenché l’alerte dimanche dernier.
L’hantavirus, c’est quoi?
L’hantavirus est un virus. Son infection est transmissible à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs infectés, tels que des souris et des rats. Ces bestioles excrètent ce virus par la salive, l’urine et les excréments. Et lorsqu’il affecte l’être humain, l’hantavirus peut déclencher des infections graves chez l’humain, et celles-ci ont le potentiel d’être mortelles.
L’OMS suspecte que dans le cas qui nous préoccupe actuellement, il y aurait eu transmission directe d’un humain à un autre.
Selon le microbiologiste et infectiologue Docteur Karl Weiss, dont les propos ont été rapportés ce matin sur les ondes de Radio-Canada, « on sait qu’il est transmis par un rongeur, qu’il ne se transmet pas facilement, et que lorsqu’on l’attrape, le taux de mortalité est élevé ».
Un autre aspect pas rassurant du tout et qui rappelle l’épisode Covid 19 : il n’y aurait pas de traitement, ni de vaccin pour traiter l’hantavirus.
Que se passe-t-il en ce moment
Dans un communiqué, la compagnie de croisière néerlandaise Oceanwide Expeditions a déclaré ceci : « Des mesures de précaution strictes sont en cours à bord, notamment des mesures d’isolement, des protocoles d’hygiène et une surveillance médicale ».
Le MV Hondius n’est pas autorisé à accoster au port de la capitale cap-verdienne, Praia, près de qui il se trouve, et ce afin de « protéger la population cap-verdienne », ont déclaré les autorités sanitaires du pays.
Le Monde rapporte que « l’équipe médicale s’est déjà rendue à bord, où elle a effectué l’évaluation des deux personnes infectées avec les équipements de protection individuelle adéquats », a fait savoir la présidente de l’Institut national de santé publique (INSP), Maria da Luz Lima, dimanche dans la soirée, sur la radio publique Radio de Cabo Verde. Une seconde intervention sur le navire s’est déroulée « pour commencer le traitement de certains de ceux qui avaient besoin d’une prise en charge, disons, d’ordre clinique », a-t-elle précisé.
Que dit la compagnie de croisière
Dans son site Internet, la compagnie Oceanwide Expeditions dit continuer de « gérer une grave situation médicale à bord du m/v Hondius, qui reste au mouillage au large des côtes du Cap-Vert.
« Deux membres d’équipage présentent toujours des symptômes respiratoires aigus, l’un léger et l’autre grave.Tous deux nécessitent des soins médicaux urgents.Ces membres d’équipage sont de nationalité britannique et néerlandaise. À ce jour, aucune autre personne présentant des symptômes n’a été identifiée.
« Oceanwide Expeditions confirme, par l’intermédiaire de l’OMS, qu’une variante du hantavirus a été identifiée chez la ressortissante néerlandaise décédée le 27 avril 2026 après son débarquement à Sainte-Hélène. »
Pas de panique
Le Monde rapporte également que l’épisode de hantavirus présenterait un « faible risque » de propagation, a estimé, hier lundi, le directeur régional de l’OMS Europe, Hans Kluge, à l’heure où les Pays-Bas cherchent à rapatrier deux malades. « Le risque pour l’ensemble du public demeure faible. Il n’y a aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage », a jugé Hans Kluge, soulignant que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l’exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient « pas facilement entre personnes ».
Dans son site Internet toujours, la compagnie de croisière ajoute que « l’atmosphère à bord du m/v Hondius reste calme, les passagers étant généralement sereins. Oceanwide Expeditions s’efforce d’apporter clarté et réconfort aux passagers et d’accélérer leur débarquement et leur contrôle médical. Les membres de l’équipe d’Oceanwide Expeditions travaillent sans relâche pour soutenir toutes les personnes à bord et appliquer des procédures de santé et de sécurité rigoureuses, conformément au plan d’intervention SHIELD d’Oceanwide Expeditions. Ce plan est actuellement au niveau 3, le niveau d’intervention maximal, et comprend des mesures d’isolement, des protocoles d’hygiène et un suivi médical. »




