Le Sri Lanka accordera des visas touristes gratuits de 30 jours aux ressortissants de 40 pays additionnels, mais les voyageurs de ces pays devront toujours effectuer une démarche pour une AVE avant leur départ.

C’est le 7 mai dernier que le Parlement sri-lankais a approuvé ce nouveau règlement. Et cette règle sera en vigueur pendant une durée d’un an.
La bonne nouvelle, c’est que le Canada fait partie de ces 40 pays.
Mais la bonne nouvelle contient un point d’interrogation : le « quand ? », car aucune date d’entrée en vigueur n’a encore été annoncée.
Cette mesure, introduite par le gouvernement pour soutenir le tourisme, confirme, en fait, la mise en œuvre d’un plan déjà approuvé par le Conseil des ministres en mars dernier.
Concrètement donc, les voyageurs éligibles pourront obtenir un visa de visite gratuit de 30 jours. Toutefois, les autorités sri-lankaises continueront d’imposer aux voyageurs d’obtenir une autorisation de voyage électronique (AVE, souvent dit « ETA ») avant leur départ. Seuls les frais de visa AVE seront supprimés.
On apprend que jusqu’à présent, ce dispositif de visa gratuit s’appliquait déjà aux citoyens de sept pays : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, la Russie et la Thaïlande.
Avec ce nouveau règlement approuvé par le Parlement, le Sri Lanka étend le programme à 40 pays.
Dans quel but ? Afin d’attirer davantage de visiteurs internationaux, disent les autorités du Sri Lanka.
Selon la liste présentée au Parlement, les 40 pays éligibles sont les suivants :
Allemagne, Australie, Autriche, Bahreïn, Biélorussie, Belgique, Canada, Chine, Danemark, Espagne, Finlande, France, Inde, Indonésie, Iran, Israël, Italie, Japon, Kazakhstan, Koweït, Malaisie, Népal, Norvège, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Oman, Pakistan, Pologne, Qatar, Russie, Arabie saoudite, Corée du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Thaïlande, Turquie, Émirats arabes unis, Royaume-Uni et États-Unis.
Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires parlementaires, Ananda Wijepala, a déclaré aujourd’hui aux parlementaires que
« Cette mesure vise à soutenir la relance du secteur touristique, indique le ministre de la Sécurité publique et des Affaires parlementaires, Ananda Wijepala. La suppression des frais de visa pourrait entraîner une perte de recettes publiques d’environ 75 millions de dollars. Cependant, nous estimons que cette politique pourrait attirer 247 000 touristes supplémentaires et générer 317 millions de dollars de recettes additionnelles, soit un gain net projeté de 242 millions de dollars. »
Une fois que cette gratuité entrera en vigueur, une évaluation sera prévue six mois plus tard « afin de déterminer s’il convient de le poursuivre dans les mêmes conditions » disent les autorités.
Les autorités ajoutent que « cette mesure ne doit pas être interprétée comme une exemption de visa et une absence totale de formalités, mais plutôt comme une procédure simplifiée de délivrance de visa/AVE gratuite pour les ressortissants éligibles ».




