Îles de Guadeloupe et développement durable : match possible ou impossible?

Cette semaine, c’est la Semaine des Îles de Guadeloupe chez Open Jaw Québec. Dans ce texte ici, nous abordons un incontournable, dorénavant, dans notre industrie : le développement durable.

Photo: Les Îles de Guadeloupe

La destination des Îles de Guadeloupe s’inscrit-elle dans cette tendance? Est-elle active? Est-ce un aspect important pour l’industrie du tourisme locale?

Open Jaw Québec a posé ces questions à Maïté Marie-Antoinette, directrice du Développement des Marchés de la Demande, au Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe.

« Depuis quelques années, nous avons pris un important virage vers le développement durable. C’est très important pour notre destination car nous avons la chance d’avoir un produit touristique qui permet justement d’avoir des retombées économiques qui inondent l’ensemble du secteur touristique.

« Contrairement à d’autres destinations caribéennes où beaucoup de dépenses touristiques repartent à l’étranger, chez nous, les dépenses touristiques restent sur le territoire. »

Être atypique contribue au développement durable…

Maïté Marie-Antoinette apporte un élément important au sujet : « La destination des Îles de Guadeloupe est un peu atypique, dans le sens où les Canadiens, lorsqu’ils séjournent dans les destinations Sud, et bien c’est souvent en formule tout-inclus et dans de grands complexes de vacances.

« Chez nous, c’est plutôt l’inverse.

« Le visiteur, lorsqu’il se trouve sur notre territoire, il part à la découverte, il loue une voiture, se déplace et va pratiquer une activité. Que ce soit une activité nautique, de randonnée, de plongée… il bouge! Il va s’assoir au restaurant, il s’arrête sur le bord d’une route en revenant de la plage pour s’acheter un sorbet au coco…

« Ce que je décris là, c’est exactement cela, une dynamique de développement durable. Voyager de cette façon assure que les fonds et les investissements touristiques sont bénéfiques pour l’ensemble de la population et sur l’ensemble de l’archipel. »

Demain, nous parlerons de surtourisme, de technologies et outils à la disposition des conseillers en voyage.

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.