Surtourisme : comment les Îles de Guadeloupe s’en préservent

Cette semaine, c’est la Semaine des Îles de Guadeloupe chez Open Jaw Québec. Dans le cadre de notre série d’articles sur la destination, nous avons abordé un sujet de grandes préoccupations partout dans le monde : le surtourisme.

Sainte-Anne, Guadeloupe

Les Îles de Guadeloupe discutent-elles de ce sujet? Le surtourisme est-il un thème préoccupant pour la destination?

Nous avons posé la question à Maïté Marie-Antoinette, directrice du Développement des Marchés de la Demande, au Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe.

« Nous sommes très attentifs à ce sujet puisque les atouts naturels de la Guadeloupe sont prioritaires et d’authentiques attraits pour la destination. Faut-il également mentionner que l’archipel de Guadeloupe est classé comme étant Réserve de Biosphère désigné par l’UNESCO et ce aussi, en tant que premier parc de l’Hexagone classé. »

« Le sujet du surtourisme est donc un sujet qui nous tient à cœur. »

Derrière le cœur, un enjeu

Même si les Îles de Guadeloupe ne semblent pas être victimes du surtourisme, la destination sait parfaitement comment s’y prendre pour ne pas en arriver là : la désaisonnalisation.

Maïté Marie-Antoinette, directrice du Développement des Marchés de la Demande, au Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe

C’est un sujet, et un enjeu : « nous avons un pic de fréquentation des visiteurs durant l’hiver, ce qui est complètement normal quand on regarde les habitudes de voyage de nos visiteurs », explique Maïté Marie-Antoinette. « Mais nous souhaitons parvenir à lisser l’activité touristique tout au long de l’année, par exemple en accueillant des croisières tout au long de l’année. »

« L’idée est de parvenir à désengorger la haute saison. »

Accroître les chiffres, oui, mais…

Un autre enjeu occupe une bonne place dans les calculs de la destination : « oui, bien entendu, nous souhaitons accroître le nombre de visiteurs. Mais nous visons surtout une augmentation des dépenses sur notre territoire. Cet objectif s’inscrit dans notre volonté d’un tourisme durable, qui préserve aussi du surtourisme » souligne Maïté.

Quand tout est dans tout

La répartition des flux durant toute l’année ET sur toutes les îles est la stratégie qui permettra d’éviter le surtourisme : « mieux répartir les flux touristiques au sein de l’archipel permet de désengorger, et du même coupe à ce que l’économie touristique profite à tous.

« C’est la raison pour laquelle on se réjouit des vols à l’année avec Air Canada et Air Transat. Ces vols nous permettent d’accueillir des clients sur des périodes de basse saison.

« Par ailleurs, nous aimons rappeler que les Îles de Guadeloupe ont l’avantage de proposer aux visiteurs des manifestations sportives et culturelles, des festivals, des rendez-vous artistiques tout au long de l’année. Et la basse saison est synonyme de tarifs plus attractifs et de plus grande disponibilité en hôtellerie. Éviter la haute saison, c’est très avantageux pour les visiteurs! »

Demain, nous poserons LA grande question : Guadeloupe et Martinique, concurrentes ou complémentaires? Pareilles, ou pas pareilles?

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Isabelle Chagnon
Détentrice d’un baccalauréat en journalisme de l’Université Laval, Isabelle débute sa carrière de journaliste en voyage en 1995. Ses articles et reportages ont voyagé dans les magazines L’agent de voyages, Voyager et Tourisme Plus, Atmosphère d’Air Transat et le Journal Le Devoir, entre autres. Elle est co-autrice de quatre guides chez Rudel Médias (25 destinations soleil pour les vacances) et aux Éditions Ulysse (Voyager avec des enfants, Fabuleux Alaska/Yukon, Longs séjours à l’étranger). Depuis 2006 aussi, elle présente des conférences devant public.