État d’urgence en Jamaïque

1071

Depuis le 19 janvier, la région St. James, dans le nord-ouest de la Jamaïque, se trouve en état d’urgence. Une forte hausse soudaine de crimes violents a poussé les autorités à prendre des mesures de sécurité. Les forces armées sont déployées dans la zone pour tenter de stabiliser la situation.

Pendant l’état d’urgence, les autorités ont le pouvoir d’effectuer des fouilles, de réduire l’accès à certains endroits et d’arrêter les individus sans mandat. Un couvre-feu est également en place pour le comté de St. James et celui de St. Catherine, près de Kingston.
Le gouvernement canadien incite ses citoyens qui se trouvent dans la région de Montego Bay à faire preuve de prudence et de coopérer avec les autorités locales. Les touristes qui se trouvent dans la région affectée sont priés de rester à l’intérieur du périmètre de sécurité des hôtels, d’utiliser les transports fournis par ceux-ci et de s’en tenir aux excursions organisées par les tours opérateurs reconnus.

La vague de meurtres et de crimes violents serait attribuée aux gangs et à la fraude de loterie.

La criminalité est un fléau en Jamaïque depuis plusieurs décennies. En 2017, il y aurait eu 1616 meurtres, d’après le Jamaica Gleaner. Parmi ceux-ci, 335 ont eu lieu dans le comté de St. James. Vendredi dernier, la même publication affichait un article intitulé ‘Finalement! Les résidents de St James accueillent l’état d’urgence’. Un citoyen interviewé dans l’article explique que la présence des forces de l’ordre est pour lui, « comme un cadeau de Noël tardif ».