Dans 4 dodos, les voyageurs risquent de se retrouver en phase dilemme, qu’ils aient des recours, assurances, garanties, plan B ou encore stratégie dans leurs poches.
Vous le savez, dès samedi qui vient 16 août, les agents de bord d’Air Canada pourraient s’envoler vers une grève qui pourrait sceller au sol 120 000 voyageurs par jour – 120 000 étant le nombre de passagers qu’Air Canada transporte quotidiennement.

Et vous, conseillers en voyage, le savez plus que quiconque : c’est la haute saison estivale des voyages, les vols sont pleins. Chez Air Canada comme chez les autres transporteurs.
Les obligations d’Air Canada
Rappelons les obligations du transporteur dans l’éventualité où le syndicat des agents de bord déclare la grève : il sera de la responsabilité d’Air Canada de trouver des alternatives pour remplacer les vols annulés et, si cela s’avère impossible, d’offrir un remboursement aux passagers pour l’itinéraire de vol qu’ils ont acheté.
L’Office des transports du Canada (OTC) confirme qu’une « perturbation liée à un conflit de travail est considérée comme étant indépendante de la volonté du transporteur ».
Mais l’OTC confirme également que « la compagnie doit réacheminer les passagers sur son prochain vol disponible ou sur le vol d’une compagnie aérienne avec laquelle elle a conclu un accord commercial et ce, dans les 48 heures ».
C’est là, toutefois, qu’on se demande comment la chose sera réalisable.
Si la grève est déclenchée, on peut prédire que ce ne sera pas possible pour un nombre élevé de voyageurs, alors rappelons que le passager pourra obtenir un remboursement – ou d’autres dispositions de voyage – et ce, sans frais.
Stratégie
Dans ce genre de situation, on a beau avoir des recours, mais on le sait, la vie est plus tricotée-serrée que ça. Un voyageur, ce qu’il veut, ce qu’il doit parfois, c’est voyager: il est attendu quelque part, il a des obligations, des réservations, un horaire, une super montagne à gravir ou un meeting décisif pour son avenir.
Devant l’impossibilité de devoir faire autre chose qu’attendre, pour l’instant, jetons un coup d’œil aux conseils de John Gradek, chargé d’enseignement dans le programme d’aviation et de gestion de chaîne d’approvisionnement, Université McGill, dont les propos sont rapportés chez Radio-Canada :
« Ne faites (les passagers) aucune démarche à l’instant même pour annuler ou changer votre vol. Laissez Air Canada annuler les vols. Comme précisé par l’OTC, selon le Règlement sur la protection des passagers aériens, si l’annulation survient, la compagnie est tenue de proposer un vol de remplacement dans les 48 heures ou de rembourser immédiatement. C’est à vous (les passagers) après ça de faire vos propres démarches pour trouver un itinéraire qui vous convient avec un autre transporteur. »
Mais on le disait plus haut, les vols des autres sont aussi pleins – ou en train de le devenir, car plusieurs voyageurs seraient déjà en train de changer leur plan de voyage et réserver leur plan B chez d’autres transporteurs.
Acheter un billet remboursable maintenant, ailleurs
La stratégie avancée par John Gradek ne s’arrête pas là ; il suggère d’acheter un billet totalement remboursable sur un autre transporteur, maintenant.
L’objectif? Garantir un siège sur un vol qui décollera.
« Si vous avez un billet totalement remboursable, le montant vous est retourné lorsque vous annulez le vol. Ça va vous coûter un peu plus cher, mais c’est une situation dans laquelle le transport est quasiment garanti. Si Air Canada ne va pas en grève et que la situation est réglée, votre voyage continue et vous pouvez avoir un remboursement total du billet que vous avez acheté sur un autre transporteur » a-t-il confié à Radio-Canada.
« Y parvenir sans perturber les voyages »
Pour s’injecter un peu de gélule positive sous ce ciel potentiellement nuageux, dans un communiqué, Air Canada a déclaré qu’elle « demeure à la table des négociations et s’efforce de parvenir à une entente négociée avec le syndicat, une entente qui reconnaît la contribution de ses agents de bord en faisant d’eux les mieux rémunérés au pays, et qui favorise également la compétitivité et la croissance à long terme de l’entreprise. Notre objectif est d’y parvenir sans perturber les voyages. »




