La Martinique a battu son record d’accueil de bateaux et passagers croisière et elle est aussi et déjà en projet d’agrandissement d’infrastructures et d’expansion dans ce domaine. Open Jaw Québec y voit cette question brûlante : le surtourisme qui inquiète, et que plusieurs destinations dans le monde associent aux croisières, ne fait-il donc pas peur à la Martinique?

La Martinique ne craint-elle pas les effets néfastes potentiels pour sa population locale, sa qualité de vie, son île et ses infrastructures locales?
Nous avons posé ces questions à Karine Roy-Camille, directrice adjointe du bureau des Amériques, Comité Martiniquais du Tourisme. Voici sa réponse.
« Nous y sommes plus qu’attentifs. Et nous maîtrisons la situation, dans le sens où nous ne vivons pas une situation de surtourisme.
« Le surtourisme pourrait se produire dans une destination comme la nôtre si nous acceptions tous les bateaux exclusivement en haute saison. Mais parmi les grands projets de la Martinique, il y a celui d’annualiser la saison croisière. Et cela est possible parce que la Martinique se visite toute l’année, donc pas uniquement de novembre à avril.
« Ce grand projet est d’autant plus possible parce que la Martinique est desservie notamment par des vols de Montréal à l’année longue, et parce que les opérateurs martiniquais – hôteliers, excursionnistes, loueurs de voiture, restaurateurs – ne sont pas saisonniers. En d’autres mots, nos professionnels travaillent toute l’année. »

Open Jaw Québec : mais la Martinique est-elle seule à travailler pour convaincre les compagnies de croisière à venir toute l’année? Sachant qu’un itinéraire regroupe plusieurs destinations, travaillez-vous avec d’autres?
Karine Roy-Camille : « oui, avec la FCCA (Florida Caribbean Cruise Association). C’est effectivement un sujet qui est porté et ce, depuis de nombreuses années. La compagnie MSC a annoncé son retour à l’année longue à la Martinique à partir de 2026. C’est le premier gros opérateur à confirmer qu’il se positionne à l’année. Nous espérons que d’autres compagnies le suivront.
« Ce sont des choses qui se construisent dans la durée, dans le temps. Et nous y arrivons petit à petit. »




