Le CEPT demande au fédéral de protéger les entreprises du secteur du voyage et du tourisme

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Dans son plus récent communiqué, la Coalition des entreprises les plus touchées demande au gouvernement fédéral de protéger les entreprises du secteur du voyage et du tourisme et leurs employés au Canada, alors que les programmes cruciaux que sont la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et la Subvention d’urgence au loyer du Canada (SULC) commencent à diminuer.

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, rappelle-t-elle, les entreprises du secteur du voyage et du tourisme ont été dévastées par les restrictions nécessaires en matière de santé publique, la fermeture des frontières, les interdictions de voyager et la perte de voyageurs internationaux et nationaux.

Les programmes comme la SSUC et la SULC ont été des bouées de sauvetage pour ces entreprises qui, autrement, auraient été obligées de fermer. Comme ces deux mesures d’aide financière essentielles commencent à diminuer le 4 juillet, de nombreux membres de la CEPT sont confrontés par une crise financière quasi certaine qui frappera particulièrement fort à l’automne et à l’hiver de cette année.

« Nos membres ont besoin de ces programmes pour survivre, » a déclaré Beth Potter, présidente et directrice générale de l’Association de l’industrie touristique du Canada. « Notre sondage le plus récent, réalisé en juin, montre que près de 60 % des entreprises canadiennes les plus durement touchées ne survivront pas si la SUCL et la SSUC ne sont pas prolongés. »

« Ceci, ajouté à l’incertitude accrue autour de la réouverture de nos frontières internationales, à l’absence de grands événements touristiques et de congrès, et au lent retour des voyages d’affaires, signifie que nous pourrions assister à un effondrement potentiel de notre industrie. »

« Notre industrie a été la première touchée, la plus durement touchée, et sera la dernière à s’en remettre, » a déclaré à son tour Susie Grynol, présidente et directrice générale de l’Association des Hôtels du Canada.

« Nous savons que la reprise pour nos entreprises sera plus lente que pour les autres secteurs ; elle ne se fera pas en un tour de main. Pour nos membres qui sont directement liés aux voyages internationaux et d’affaires, et aux grands événements et festivals qui nécessitent beaucoup plus de temps d’avance pour être planifiés, un soutien continu et adapté en matière de salaires et de coûts fixes sera nécessaire pour ceux qui en ont le plus besoin afin de s’assurer que nous puissions passer de l’autre côté. »

Selon la Coalition, le Ministère des finances du Canada a justifié la suppression des subventions parce qu’elles peuvent dissuader les entreprises de rouvrir leurs portes et de réembaucher des employés. Si cela peut être vrai pour les entreprises qui dépendent d’une clientèle nationale, ce n’est pas le cas pour les entreprises des secteurs du tourisme, des voyages et de l’hébergement qui sont toujours soumises à de lourdes restrictions et où les visiteurs internationaux sont interdits de séjour au Canada.

Enfin, le Programme d’embauche pour la relance économique (PECER) est présenté par le gouvernement comme le programme qui remplacera la SSUC. Cependant, il est inadéquat pour les entreprises qui ne se rétablissent pas. Le PECER ne fournit des fonds aux entreprises que pour embaucher ou réembaucher du personnel au fur et à mesure de la reprise de l’activité économique.

« Sans un soutien continu et adapté aux entreprises les plus durement touchées, de nombreuses entreprises touristiques au Canada devront prendre des décisions difficiles quant à leur réouverture et ne seront pas en mesure de payer leurs factures pour être là en 2022, » a déclaré Mme Potter.