Pour atténuer l’anxiété et la colère des Japonais face au surtourisme, les autorités du pays ajustent leur stratégie touristique.
« Le gouvernement met actuellement en œuvre de nouvelles règles et restrictions concernant certains avantages offerts aux voyageurs internationaux. Tout cela dans le but d’apaiser les habitants, de plus en plus menacés par le surtourisme » apprend-t-on dans ce dossier.

Plus précisément, la stratégie du Japon repose notamment sur les initiatives suivantes :
-disparition de la détaxe immédiate
-mise en place d’une double tarification sur les sites touristiques
L’objectif : alléger la pression sur ses trésors culturels et ses paysages naturels.
« D’ici fin 2026, les touristes seront confrontés à de nouvelles règles concernant les achats hors taxes et la tarification des attractions, tandis que des plafonds de fréquentation journalière cibleront les sites touristiques. »
Ces initiatives s’ajoutent à celle-ci qu’Open Jaw Québec partageait ici :
« Le Japon devance l’implantation du JESTA obligatoire pour y voyager, un document électronique dont l’un des objectifs est de mieux encadrer le tourisme et rassurer les résidents. »
Achats hors taxes : limiter les abus
À compter du 1er novembre 2026, le Japon mettra fin aux exonérations fiscales immédiates pour les touristes en magasin. Les visiteurs paieront désormais la taxe de consommation à la caisse et se feront rembourser aux guichets des aéroports au moment du départ. Le gouvernement affirme que ce changement limitera les abus du système actuel.
« Ce changement intervient alors que les ventes hors taxes ont attiré des acheteurs de l’étranger. Ce type de voyageurs semble incompatible avec la recherche japonaise d’une clientèle venue découvrir la culture japonaise » souligne le dossier.
« Face à des frais initiaux plus élevés et à un remboursement une fois de retour, les autorités espèrent atténuer la pression exercée par certaines régions. »
La double tarification devient la norme
Le Japon a officialisé un système de double tarification pour les musées, les temples, les stations de ski et autres attractions. Depuis juillet 2025, le pays facture les visiteurs étrangers plus cher que les locaux, nous apprend également le dossier en référence, nous apprend la plateforme Essential Japan.
Si certains sites le font déjà de manière informelle, la nouvelle politique sera uniforme à l’échelle nationale. Les recettes provenant de ces frais plus élevés seront consacrées à l’entretien et aux améliorations.
Autre initiative, des plafonds du nombre de voyageurs par jour sont également en place dans certains des sites les plus visités du pays, comme le mont Fuji, lieu très prisé pour lequel, d’ailleurs, les visiteurs du Mont Fuji doivent payer pour emprunter l’un des itinéraires d’ascension et ce, depuis juillet 2024.




